La femme qui ne vieillissait pas

Grégoire Delacourt

Livre de poche

Résumé :

« À quarante-sept ans, je n’avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d’oie ni ride du sillon nasogénien, d’amertume ou du décolleté; aucun cheveu blanc, aucune cerne; j’avais trente ans, désespérément. » Il y a celle qui ne vieillira pas, car elle a été emportée trop tôt.Celle qui prend de l’âge sans s’en soucier, parce qu’elle a d’autres problèmes.Celle qui cherche à paraître plus jeune pour garder son mari, et qui finit par tout perdre.Et puis, il y a Betty. 

Ressenti :

Ce qui est arrivé à Betty est le rêve de toutes les femmes…⠀

« un visage éternellement jeune et doux et bienveillant et lisse »⠀

Quelle femme n’est pas flattée quand on lui dit qu’elle fait plus jeune que son âge, un grain de peau de pêche à 30 ans… 40…50…⠀

Sous un titre que l’on pourrait croire tout en légèreté, j’y vois une malédiction, une incongruité, une monstruosité.⠀

« il m’a promis de toujours me désirer comme j’étais, comme je deviendrais en vieillissant. »

Quand on a trouvé l’homme de sa vie, on se projette, on vieillit ensemble et se voir comme deux personnes âgées assis sur un banc.⠀
Une peau flétrie, fripée avec les stigmates d’une vie vécue, les rides du bonheur, des sourires et des rires, celles des soucis, des tristesses et des pleurs, mais toujours main dans la main. Des mains aux points de rouilles au fil du temps, les cheveux grisonnants, la peau qui s’affaissent, qui donne la tendresse et l’allégresse d’une vie partagée. Un vécu qui se lit sur le visage marqué par les affres du temps.⠀
Mais quand « la jeunesse éternelle » s’invite, que les marques du temps s’évitent, la vie ensemble s’effrite…⠀
Grégoire Delacourt a cette poésie dans l’écriture, des yeux qui cueille l’évidence, une petite musique qui éffleure la beauté du corps… Vieillissant.⠀

« il faut que ce qu’on a aimé un jour s’altère, que l’image qu’on a eue s’amenuise, petit à petit s’efface pour nous rappeler son éphémérité et la chance que nous avons eue de l’attraper, comme un papillon au creux de la main. Il faut que les choses meurent pour que nous ayons la certitude de les avoir un jour possédées »⠀

Dans un monde d’apparence, vieillissons ! C’est doux et beau..

« Je n’ai pas pris d’amant parce que l’amour est aussi dans l’attente, et dans l’espace , dans la patience et dans l’émerveillement. »

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Bibliofeel dit :

    C’est très beau et plein d’optimisme. Si on a un bon fond, la surface en est peut-être impactée ?

    J'aime

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