APNEE NOIRE CLAIRE FAVAN Edition TOUCAN NOIR 2014

Auteure : CLAIRE FAVAN, née 12 Avril 1976, romans policiers, thrillers psychologiques

bibliographie :

le tueur intime 2010

le tueur de l’ombre 2014

miettes de sang 2015

serres moi fort 2016

dompteur d’ange 2017

24068333_1753254141642863_8950950899350879749_nRencontrée en novembre 2017 au salon du polar #seilledecrimes, j’ai été séduite par cette auteure aux rires communicatifs, sa sympathie, le temps qu’elle donne à ses lecteurs. J’ai trouvé #clairefavan abordable et lumineuse. Conquise par la personne, je le fus d’autant plus par son écriture son intrigue dans apnée noire. Mon premier !!

 

Résumé :

8 Juin 2009 Le lieutenant Vince Sandino officier intègre de police perd sa femme et sa fille lors d’un braquage dans une épicerie. Celui ci est gravement blessé et reste un temps dans le coma.

Le même jour Vernon Chester, psychopathe, tueur en série est exécuté. Mégan Halliwell a permis l’arrestation de ce sociopathe. Avec des méthodes plus ou moins orthodoxes celles ci a au sein du FBI une carrière fulgurante .

Une année plus tard , Vince est un flic paumé, anéanti, qui noie son chagrin et sa culpabilité dans les bars. Son addiction est destructrice. Mais il va devoir faire équipe avec Mégan Halliwell , un meurtrier au même mode opératoire que Vernon Chester a repris le flambeau. Vince  et Megan, ces deux êtres que tout oppose vont devoir reprendre l’enquête à 0. Leur duo improbable est explosif.

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«Vêtue d’un pyjama en satin écru, la jeune femme repose dans une baignoire remplie, en position de fœtus inversé. Ses mains et ses chevilles sont étroitement liées derrière son dos et elle flotte encore avec un soupçon de grâce. »

Mon ressenti :

Claire Favan a cette faculté de nous embrouiller l’esprit et de nous envoyer sur différentes pistes à la fois, pour finalement nous retrouver dans une impasse et à nouveau recommencer.

Apnée noire est un livre palpitant,addictif , un thriller psychologique. L’intrigue est menée avec dextérité. A la recherche du sérial killer on étouffe,on coule, on a l’impression d’être en apnée continue. Le duo que forme Vince et Mégan est détonnant atypique, un flic qui enquête avec le FBI, un homme, une femme faisant équipe, deux être meurtris et tout devient compliqué dans les relations.

Et quand on y ajoute un soupçon d’occultisme, et de transmigration de l’âme, l’affaire déjà complexe est doublement corsée.

J’ai aimé Vince et sa fragilité , j’ai eu de l’empathie pour Mégan mais je n’en dirai pas plus…

La lecture est fluide et facile, la psychologie des protagonistes maîtrisée, un meurtrier qui nous glisse mais que l’on finit par piéger, tout le monde n’en sortant pas indemne.

Ce livre m’a plongé dans les eaux troubles de la psychologie des tueurs en série,  et des Hommes. j’étais en apnée du début à la fin pour enfin reprendre mon souffle lors du dénouement final.

Apnée Noire est mon premier livre de cette auteure mais certainement pas le dernier.

Incontestablement une dame que l’on doit compter parmi les maîtres du polar.

 

« C’est ça qui est surprenant avec la mort c’est qu’elle ne nous envoie pas de ban avant de faire une entrée en fanfare dans notre vie »

 

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les innocents Robert Pobi editions points Sonatine Editions

robert-pobiRobert Pobi vit au canada, d’abord dans le monde de l’antiquité il a écrit son premier livre en 2012

Invisible suivi en 2015 par

Les Innocents

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  • On ne naît pas monstre, on le devient »
    Dernière #lecture et #chronique de 2017
    #lesinnocents #robertpobi @editionspoints@sonatineeditions                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     Alexandra Hemingway, flic d’1m80, hors norme , une femme brute de décoffrage, elle a un passif morcelé par la violence, une âme sombre, elle est devenue »flic » surtout parce que sa petite sœur fût kidnappée puis assassinée. Elle rend coup pour coup parfois à la limite de la ligne rouge. Une femme qui en a! Qui s’est battue plus qu’un homme, une femme surexposée.                                                                                                                                                                                                                                           Hemingway et son coéquipier Phelps doivent gérer une vague de meurtres plus violents les uns que les autres au cœur de New York, sur des petits garçons de 10 ans, découpés à la scie encore vivant. Le tueur emporte avec lui un trophée, un pied, une main…                                                                                                                    Hemie et Phelps essaient d’avoir une longueur d’avance, il faut aller vite le tueur s’emballe, et les crimes s’intensifient.
    Robert Pobi nous assène de chapitres courts qui annoncent l’urgence de trouver le criminel, pas de répit, pas le temps de reprendre son souffle, on court après le temps, on enchaîne les pages malgré l’angoisse qui nous étreint, la souffrance nous serre le cœur. J’ai dévoré ce livre j’avais envie de connaître le tueur, une curiosité malsaine l’emportait. Mais bon sang quel final !!! Bluffant!!! Ce livre est addictif diabolique, dérangeant, terrifiant.
    J’ai adoré le personnage d’Alexandra une Amazone qui va au bout des choses pour débusquer le tueur quoiqu’il arrive, quoiqu’il lui en coûte tout comme j’ai aimé Phelps presque un père pour elle qui l’appuie, un peu son garde du corps, sa conscience, son ange gardien celui qui ne juge pas et qui la soutient.                                                                                                                                                                                    Un livre terrible âmes sensibles s’abstenir.
  • « On est tous dingues. C’est une caractéristique de la condition humaine »

 

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TENEBRA ROMA Donato CARRISI CALMANN LEVY

donatocarrisiDonato CARRISI  est un auteur italien maniant avec maestria l’écriture. Après une thèse sur un tueur en série italien , il est romancier, journaliste, dramaturge, scénariste.

Son premier roman le chuchoteur est un grand succès l’écriture y est addictive, poussée, diabolique machiavélique, l’écorchée reprend son personnage récurrent Mila Velasquez l’experte des enlèvements.

Des oneshots avec la fille de papier et la fille dans le brouillard

Une trilogie à ce jour avec Le tribunal des âmes, Malefico et Tenebra Roma. Avec les personnages de  Marcus pénitentier du tribunal des âmes et Sandra, photographe des scènes de crimes. Roman qui mêle histoire, religion, ésotérisme et thriller. Romans que j’affectionne moi l’agnostique une sorte d’attirance et répulsion, j’ai découvert que le tribunal des âmes (Paenitentiaria Apostolica) existait réellement au Vatican et que vous pouvez retrouver sur http://www.penitenzieria.va , des prètres profileurs. J’ai découvert une Rome inconnue, souterraine, la ville Eternelle.

Tous les livres de Donato Carrisi ont été publié chez

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Dans ce 3 ème opus dont je vais vous parler je retrouve avec plaisir les personnages récurrents que sont Marcus et Sandra.

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Histoire : 

Rome va plonger dans les ténèbres Pendant 24 heures toutes les lumières de la ville vont séteindre. Dès le crépuscule, un tueur de l’ombre se met à frapper. Aucun habitant n’est à l’abri, même enfermé à double tour. Crime après crime, le mal rejaillit sous sa forme la plus féroce. Marcus , pénitencier qui a le don de déceler les forces maléfiques, échappe de peu à ce bourreau mystérieux. Mais qui a pu lui vouloir une mort si douloureuse? Épaulé par Sandra, photographe de scènes de crime pour la police, il doit trouver la source du mal avant qu’il ne soit trop tard…
Mon ressenti :

Rome est plongée dans un black Out total, des pluies diluviennes font monter les eaux du Tibre, les centrales électriques s’éteignent, « Rome plonge dans les ténèbres pendant 24 heures »
« Dès le crépuscule, un tueur de l’ombre se met à frapper, aucun habitant n’est à l’abri » La police est sur les dents pour affronter le chaos et les hordes sauvages qui détruisent,tuent et laissent libre cours à leurs plus vils instincts. Le Pape Léon X disait que « Rome ne devait jamais, jamais, jamais se retrouver dans le noir » est ce le début de l’apocalypse ? La fin de Rome ?
Rome ici est un personnage voué à être détruit si l’on ne met fin au chaos. Un tueur agit dans l’ombre perpétuant des meurtres bibliques, au sein même de la maison papale.
Marcus, pénitencier du tribunal des Âmes, décèle les forces du mal tel un Profiler, il échappe de peu au tueur, aidé de Sandra, ex photographe des scènes de crimes, ils vont traquer le criminel diabolique, déambuler dans une Rome secrète, dans les profondeurs de la ville éternelle empruntant les souterrains. Marcus et Sandra verront leurs liens se resserrer, une amitié inexorable, une attraction entre les deux qu’ils semblent repousser car interdite. Donato Carrisi ne ménage pas ses personnages, leur quête ne sera pas de tout repos. Le style est percutant, précis, documenté, l’écriture est rythmée, riche en rebondissements, la lecture est addictive. L’ambiance fin du Monde est anxiogène on ressent une urgence apocalyptique, le Mal se nourrit de l’obscurité et les portes fermées à double tour n’y changeront rien. le livre en devient au fil des pages oppressant, étouffant, le rythme est effréné, le suspens haletant. Marcus est encore plus sombre et plus énigmatique.  Et que dire du retournement de situation final? À couper le souffle.

Donato Carrisi a su mêler, histoire, religion, ésotérisme, thriller avec brio. Je n’ai pas pu lâcher ce livre et je l’ai lu d’une traite, Je le conseille vivement  mais pour moi il est indispensable de lire les 2 premiers, pour comprendre la genèse des deux personnages.

Citation :  » Il y a un lien ou le monde de la lumière rencontre celui des ténèbres, c’est là qu’advient chaque chose : dans la terre des ombres , là ou tout est rare, confus, incertain. Je suis le gardien de cette frontière, parce que parfois quelque chose réussit à la franchir. Je suis le gardien des ténèbres mon devoir est de les repousser »

 

 »

Bref lisez les, lisez cet auteur qui sera au  @quaidupolar à Lyon
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LE LOUP PEINT Jacques SAUSSEY Edition TOUCAN NOIR

L’auteur : Jacques SAUSSEY né le 14 mars 1961, auteurs de nouvelles, de romans policiers notamment « la pieuvre » , « l’enfant aux yeux d’émeraude »

L’histoire : Vincent Galtier, vétérinaire dans une petite ville prés d’Auxonne, son couple est mort en même temps que son fils. Seule Marion sa maîtresse parvient à lui faire vivre quelques moments d’oubli au* creux de son lit. Une nuit alors qu’il vient de la quitter et qu’il traverse une forêt pour rentrer chez lui, les passagers d’une voiture lui tirent dessus et tentent de le tuer. Vincent parvient enfin à son domicile après leur avoir échappé de justesse mais c’est pour y découvrir une scène de massacre ….Et le cauchemar ne fait que commencer.

Ce qu’ils en ont dit :

Franck THILLIEZ « Un nouveau talent est né dans le polar »

Gérard COLLARD : « un des meilleurs auteurs de polars français »

 

 

Mon ressenti :

Le loup peint est un one shot. On ne retrouve pas les personnages récurrents de Jacques SAUSSEY et grand bien lui en a pris.

Jacques Saussey nous plonge de suite dans l’histoire tragique, la vie brisée, la fin d’un couple suite au décès d’un enfant , on est confronté à la douleur d’une mère et d’un père doublée par la culpabilité. Le pauvre Vincent se voit presque « contraint » de prendre une maîtresse pour assouvir son besoin  animal. En la quittant un soir les ennuis commencent et Jacques Saussey nous embarque dans des scènes d’actions tirées d’un long métrage, des courses poursuites, des balles perdues, la mort in-extrémis. Un bon polar des personnages névropathes, la détermination du tueur est réfléchie jusque dans le détail des meurtres pour arriver à ses fins, se venger , l’engrenage est inévitable, démoniaque, sanguinolent.Une touche humoristique avec un duo de flics invraisemblables désignés sous le quolibet de Laurel et Hardy. Une intrigue complexe avec son lot de surprises (que je ne dévoilerais pas)

, une lecture qui tient en haleine , sans compter le plaisir, le plaisir des corps puisque le coté sexuel est très explicite, réchauffe l’atmosphère. Et l’appel de la chair est faible , la proie bien ferrée, facile à manipuler. Une belle « pépé » devant les yeux et il devient difficile Messieurs de résister. (c’est Jacques Saussey qui le dit !!)

L’auteur manie l’écriture avec fluidité,  sans fioriture et  parfois avec gouaille. Ce livre est un véritable turn-over , que l’on ne peut lâcher et puis, et puis…je vous laisse découvrir de peur d’en dévoiler trop. Et si tout cela…cela glace le sang!

 

« Elle n’était pas alcoolique non. Elle buvait juste un verre de temps en temps, pour passer le temps , pour tenir le coup et oublier la plaie purulente que la mort de leur fils avait laissée au fond de son coeur »

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Mon top 12, 13, 14 de l’année 2017

Il est temps de conclure l’année , riche en lecture, en émotion avec mon premier salon, et faire un choix des lectures que j’ai aimé. Des valeurs sures des découvertes.. attaquée l’année déjà avec une PAL immense 🙂

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Le Message, Andrée CHEDID

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Andrée CHEDID est une femme de lettres, une poétesse. Née en 1920 au Caire , décédée à Paris en 2011. Elle est la mère du chanteur Louis Chédid et de la peintre Michèle Chédid-Koltzet la grand mère de Matthieu Chédid, à qui elle a donné le gout des mots.

LE MESSAGE

#FLAMMARION

Histoire : Dans un pays en guerre, une jeune femme Marie s’effondre touchée par une balle alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre step, leurs retrouvailles devaient sceller leur amour partagé. Luttant contre la mort la jeune femme ne désire qu’une chose transmettre son message à Steph pour lui dire qu’elle l’aime.

Mon ressenti : André Chédid raconte l’agonie de Marie et scande l’absurdité de la guerre qui fait « gémir les corps » et sépare les amants. Dès le début nous savons l’issue tragique, on court, vole, on s’effondre, on respire difficilement… Nous sommes dans l’urgence, Marie s’éteint, une seule chose importe : que Steph sache qu’elle l’aime. L’émotion des sentiments est intense, le roman  tragique raisonne encore aujourd’hui. Marie représente toutes les victimes des guerres. L’histoire n’est qu’un éternel recommencement. Comment ne pas être pessimiste? L’homme, avide  de pouvoir, ou au nom d’un Dieu oublie l’horreur des guerres passées. Comment croire encore à l’humanité?

Andrée Chédid emploie des mots simples, écrit des chapitres courts, nerveux sans fioriture sauf pour parler d’amour, la poétesse nous livre une course contre la montre perdue par la vie et non par l’amour. Elle se veut optimiste et croit encore en l’amour de lautre, l’amour qui résiste malgré la mort dans les yeux baignés de larmes de Steph.

Un livre beau et pur.

Citations: « Le sol l’aimante tout entier vers une chute inexorable un puits sans fin. »

« Sur cette parcelle du  vaste monde, sur ce minuscule îlot de bitume, sur cette scène se joue une fois de plus une fois de trop, le théatre barbare de nos haines de nos combats »

 

L’espérance 

j’ai ancré l’espérance

aux racines de la vie

 

Face aux ténèbres

j’ai dressé des clartés

planté des flambeaux

à la lisière de la nuit.

 

Des clartés qui persistent

des flambeaux qui se glissent

entre ombres et barbaries.

 

Des clartés qui renaissent

des flambeaux qui se dressent

sans jamais dépérir.

 

J’enracine l’espérance

dans le terreau du coeur

j’adopte toute l’espérance

en son esprit frondeur.

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HEMATOME MAUD MAYERAS LIVRE DE POCHE

L’AUTEURE :

Maud Mayeras est née le 6 octobre 1981, son 1er livre HEMATOME est sorti en 2006 au Editions CALMANN-LEVY, c’est une auteure de polar noir, de polar psychologique.

J’ai eu l’immense bonheur de la rencontrer au salon SEILLE DE CRIME, une jolie rencontre, pleine d’humour et de douceur.

BIBLIOGRAPHIE :

  • HEMATOME calmann-Levy 2006
  • REFLEX Editions Anne Carrière 2013
  • LUX Editions Anne Carrière 2016

 

RESUME :

Elle se réveille, le corps endolori, allongée dans un lit d’hôpital. Près d’elle un homme avec un bec de lièvre, son petit ami. Elle s’appelle Emma, et s’est fait violenter dans la rue,lui, n’a rien pu faire. Elle apprend qu’elle a également perdu son enfant. Le trauma l’a rendu amnésique.  Mais, revenue à la maison, Emma n’a qu’une idée en tête : savoir ce qui lui est arrivé et surtout qui elle est?

 

MON RESSENTI :

1er livre de Maud Mayeras mon dernier à lire puisque j’ai déjà lu REFLEX et LUX. Lors de notre rencontre au salon de  SEILLE DE CRIME, je lui ai trouvé un visage angélique aux yeux magnifiques mais il faut se méfier de cette apparence! Hématome est un roman noir violent machiavélique.  Maud Mayeras dans ce polar noir psychologique malmène la lectrice que je suis. L’emploi de la narration à la première personne nous plonge au cœur du roman, on angoisse, on souffre avec Emma, on est au cœur du paroxysme de l’empathie. Nos peurs se réveillent, la violence nous empoigne.Emma peu à peu reconstitue le schéma de sa vie, des flash l’assaillent, tous de plus en plus insoutenables, des souffrances physiques comme psychologiques. Ce livre est un véritable turn over accentué par des chapitres courts qui montent en pression, le rythme est soutenu, effréné, captivant. On s’enfonce avec Emma dans la terreur et le cauchemar. Maud Mayeras nous tient en haleine et le dénouement est un véritable coup de poing en pleine face, en plein cœur. Une fin déstabilisante, traumatisante, dérangeante au bord de la nausée. J’ai été submergée par l’émotion le dégoût. Ce thriller est sombre, glauque et ne nous laisse pas indemne. Un livre qui percute, qui marque et fait mal…

Besoin de passer à autre chose pour dissoudre le malaise, pour ne pas suffoquer.

HEMATOME…est le vertige morbide nous prend aux tripes et nous plonge dans un machiavélisme sans nom.

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« La lumière de la mémoire hésite devant les plaies. » Louis Aragon

« L’acier pénètre ma chair avec une force presque animale je ne peux hurler. L’obscurité recouvre chacun de mes soufles d’un voile noir et épais. Je suis aveugle et sourde. Aveugle et sourde… »

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LA NUIT N’EST JAMAIS COMPLETE @Tackian #SCRINEO

L’auteur :

Nicolas Tackian, Niko Tackian née le 5 avril 1973 à paris (Bélier comme moi) , touche à tout journaliste, scénariste, écrivain, auteur de BD, la créativité en perpétuelle mouvement. Auteur que j’ai trouvé adorable à #seilledecrime un passionné passionnant que l’on écouterait parler des heures.

La couverture :

je suis tombée amoureuse de cette couverture entre lumières et ténèbres, trés beau travail des éditions #scrinéo que je ne connaissais pas mais dont j’ai hate de découvrir d’autres auteurs

L’histoire :

La route à perte de vue au milieu d’un désert de rocaille. Arielle et Jimmy parcourent le bitume au volant de leur vieille Ford. Mais quand le père et la fille tombent sur un barrage de police et sont obligés de passer la nuit sur place tout dérape… Ils se réveillent abandonnés, naufragés de l’asphalte, avec trois autres rescapés. A quelques kilomètres de là, deux immenses tours métalliques se dressent, cadavres rongés par la rouille et le temps.
Quelques maisons en tôles froissé se serrent pour se protéger du vent. Cette ancienne mine sera leur refuge. Ou leur pire cauchemar… Mais ce voyage au coeur des ténèbres est-il vraiment un hasard ?

Mon ressenti :

#lanuitnestjamaiscomplète@tackian #scrineo 2eme roman de cet auteur que je ne connaissais que de nom pour la série #alexhugo. Je n’avais aucun à priori mais surtout de la curiosité alors quand l’occasion s’est présentée pour le rencontrer à #seilledecrime près de chez moi en #lorraine j’en ai profité pour acheter le livre. Ce qui m’a attiré au delà du titre c’est la couverture que je trouve magnifique qui correspond tout à fait à l’histoire quelque chose de sombre d’apocalyptique mais aussi une certaine aura une lumière.
#lanuitnestjamaiscomplète est une lecture prenante dès les premières pages, un père et une fille coincés en plein désert au milieu de nulle part on ne sait pas pourquoi, ni comment. On sait juste qu’ils n’auront pas le choix avec 3 autres naufragés, que de se réfugier dans une mine désaffectée qui va les voir sombrer dans un véritable cauchemar.
Les chapitres sont courts la lecture en devient addictive. Le huis clos au sein de la mine est stressant, angoissant, flippant, oppressant, on sent cette poussière de charbon nous rentrer par les pores, on suffoque, la respiration nous manque. L’intrigue est visuelle, psychologique à la limite du paranormal, du fantastique.@tackian est descriptif jusqu’au moindre détail sans que cela soit ennuyeux mais nécessaire, ce livre se vit tel un film, et d’événements curieux en phénomènes étranges on glisse du fantastique vers l’horreur.
Et que dire du final que je n’ai pas vu arriver mais on refait le livre à l’envers et tout s’imbrique. Je n’en dis pas plus sinon de le découvrir vraiment.

 

Auteur à découvrir je vais m’empresser d’acheter ses autres titres et d’acheter son prochainsortant début JANVIER

Merci pour ce poème de Paul Eluard

« la nuit n’est jamais complète

Il y a toujours, puisque je le dis,

Puisque je l’affirme,

Au bout du chagrin 

Une fenêtre ouverte,

Une fenêtre éclairée,

Il y a toujours un rêve qui veille,

Désir à combler, Faim à satisfaire,

Un coeur généreux,

Une main tendue, une main ouverte,

Des yeux attentifs,

Une vie, la vie à se partager. »

Paul ELUARD

 

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Ici pas de livres à vous présenter mais le salon du polar « Seille de Crime »

Lorraine d’adoption depuis 15 ans si l’on m’avait dit qu’un beau dimanche matin de Novembre 2017, je me retrouverai dans une petite bourgade de 360 âmes, je vous aurai ri au nez. Un village au nom imprononçable Arraye et Han, un village qui sous la houpette d‘Isabelle Cerutti se retrouve sous les feux des addicts polardesques :

le Salon du Polar

SEILLE DE CRIME

 

2017 est le 2ème opus de ce salon, salon qui naquit grâce à la ténacité d’Isabelle et des bénévoles qui l’entourent, ses petites mains sans qui, Seille de Crime n’existerait pas. Salon ayant lieu tous les deux ans, et on peut amplement le comprendre quand on sait qu’Isabelle et sa troupe donnent de leur personne, s’investissent corps et âmes pour nous les lecteurs, les amoureux des histoires noires, glauques.

Et pour continuer à nous faire vibrer il est important qu’Isabelle et les siens retournent à une vie plus calme, et prennent surtout soin d’eux, pour retrouver cette énergie cette émulation.

Isabelle c’est une passionnée passionnante, quelqu’un d’entier , un mot pour tous même si elle doit veiller à tout, mais elle est bien entourée Isabelle!

Pour cette 2ème affiche que du beau monde du très beau monde  le parrain :

FRANCK THILLIEZ

24059203_1753479508286993_2053922718791848071_nDes étoiles dans les yeux pour mon plus grand bonheur, mon auteur préféré qui me surprend à chacun de ses livres, le dernier pour moi est toujours le meilleur …jusqu’au prochain.

D’autres grands noms l’accompagnaient

Olivier Bal Claire Favan Olivier Norek Officiel Franck Thilliez OfficielNicolas Lebel Armelle Carbonel Jacques Saussey Cicéron Angledroit Lionel Behra  Manon fargetton Niko tackian Isabelle Haury  Jean_luc Bizien David-James Kennedy  Maud Mayeras Fabrice Pichon David Moitet michel Montheillet Camille Brissot

Quelques Photos  prises, pas par une pro mais je les aime ces photos elles sont miennes

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Et puis surtout ce que j’ai aimé sur ce salon à l’ambiance feutrée, à la lumière tamisée c’est cette amitié sincère que l’on ressent entre ces auteurs qui voguent sur la même vague du polar. Des doux dingues comme j’aime à le dire de jolies rencontres, de belles âmes.

Je les ai approché ceux qui me donnent ma bouffée d’oxygène qui m’aident à oublier, m’extirper de ce corps qui m’enchaîne. A refaire très vite…dans deux ans .

Je ne peux pas dire que j’ai aimé un auteur plus qu’un autre tous ont été agréables, tous ont pris le temps de discuter, de se livrer à la sempiternelle photo, à la signature (d’ailleurs mon homme a donné son stylo à Olivier Norek, qui en cherchait un, je sais il était 10 heures). Tous avaient le sourire, tous étaient disponibles mais mes petits coups de coeur parce qu’il en faut mais vraiment le petit truc en plus c’est Maud Mayeras si délicate, douce j’ai été subjuguée , Claire Favan sa dynamique son rire et le trublion Nicolas Lebel….mais tous auteurs, Isabelle, Bénévoles merci pour ce moment précieux….24135529_2094242057461766_1599300230_n ….et je ne pouvais partir sans un butin…

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Black Coffee @Sophieloubiere @editions_pocket

Histoire

En 1966 à Narcissa une famille est décimée avec les meurtres atroces d’une petite fille de 5 ans, de sa tante enceinte, la mère et le frère Desmond sont laissés pour mort. Le père était absent.
En 2011 une mère de famille Lola, venant de sa Lorraine natale suit les traces de son mari disparu 3 ans plus tôt lors de vacances sur la route 66. Sa seule piste un cahier qu’il lui a envoyé et qui pourrait être la preuve de l’existence d’un meurtrier des plus horribles que les Etats Unis aient connu, et dont le chemin sanglant commençait à Narcissa
Desmond et Lola, malmenés par la vie, vont se lier pour remonter la Mother Road et se mettre dans les pas du tueur. Un tueur dont l’ombre plane le long de la 66 depuis 40 ans.

 

Mon ressenti :
Malgré les 600 pages, Black Coffee est un turn-over, haletant, angoissant, stressant. Les pages s’enchaînent, le thriller monte en puissance. J’étais sur cette route mythique avec Desmond et Lola, je sentais la brûlure du soleil, respirait la poussière, étais oppressée par cette ombre, oppressée par l’immensité de la 66.
Sophie Loubiere, telle l’araignée, tisse la toile de ce tueur pour mieux nous emprisonner, en toile de fond la route pour unique personnage.
Difficile d’en parler plus si ce n’est que j’ai adoré Lola et Desmond personnes attachantes, pugnaces liés l’une par l’abandon d’un mari, l’autre par l’abandon de l’amour d’une famille volé par le tueur.
Difficile d’aller plus loin sans dévoiler une partie de l’histoire.
Je vous dirai juste d’enfourcher votre bécane et de rouler sur les traces du tueurs.
Pour ma part bien eu envie d’enfiler mon blouson de biker, de monter une Royale Enfield, Bob Dylan dans les oreilles, cheveux aux vents, la peau tannée, et sentir cette ambiance particulière, cette liberté de l’ouest américain!

 

Sophie Loubiere, née en 1966 d’abord Journaliste, puis écrivain. auteur de neuf romans.

son univers : des êtres brisés, les losers

Son inspiration : des faits divers, ou ce qui la touche intimement.

Pour écrire ce roman, Sophie Loubière a sillonné la route mythique des Etats Unis. Un road trip familial comme Lola que vous pouvez retrouver ici Black-coffeehttp://blackcoffee66.blogspot.fr

 

Citations que j’ai aimé :

« …tout chemin est une déviation qui mène à une même route. »

« On ne sait rien de la barbarie tant qu’elle n’a pas frappé nos proches. »

« Parvenir à une conclusion n’ est jamais la fin. C’est juste la porte à côté. »

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