La rivière de l’oubli Cai Jun XO editions Sortie le 13/09/2018

auteur : né à Shangai en 1978 (Chine)
il se lance dans l’écriture à 22 ans. Ses romans rencontrent immédiatement le succès. Connu pour son imagination inépuisable et son incroyable sens du suspense, il fait partie des auteurs les plus vendus en Chine.
Surnommé « le Stephen King chinois », il a publié une trentaine de thrillers et recueils de nouvelles, et vendu plus de 13 millions de livres.

Histoire : 1995 Shen Ming professeur de chinois accusé d’avoir assassiné une élève, est retrouvé mort à son tour. 9 ans plus tard la rumeur se répand : et si Shen Ming avait traversé la rivière de l’oubli pour se réincarner et se venger ?

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Ressenti : Découvrir un nouvel auteur, une autre civilisation, ses coutumes, croyances, corruptions sont toujours instructifs, sortir de sa zone de confort peut parfois être risqué. Il faut avoir l’esprit ouvert pour s’imprégner de cette ambiance inconnue pour notre civilisation occidentale.

« Après la mort, il ne reste rien telle est la vérité »

Cai Jun un auteur chinois, #larivieredeloubli un polar fantastique, ésotérique. Un début prometteur qui donne le ton « je suis mort le 19 juin 1995. » Un lexique sur les personnages en début de livre pour éviter de se perdre. Une intrigue originale, atypique décalée, bien ficelée. Une histoire sur plusieurs années, des retournements de situation. On décroche de la réalité pour une ambiance surnaturelle, l’écriture devient alors poétique. Un peuple où la réincarnation, la religion, les superstitions, le passage vers une autre vie, un autre corps sont au cœur de l’enquête. Pourtant au fil des pages les répétitions se transforment en longueur, l’histoire aurait gagné en profondeur avec 100 pages de moins. Dans une Chine communiste où une certaine servitude propre au peuple asiatique règne, il est parfois peu aisé pour nous occidentaux de comprendre cette décision. Déroutant par le nombre de personnages il faut régulièrement se référer au lexique, des retours en arrière qui m’ont un peu perdue. Cependant ce roman est dépaysant, il est intéressant de lire comment les coutumes sont ancrées dans cette civilisation, comment la culture et la religion rythme la vie des habitants.

« La langue tue plus de gens que le glaive »

Merci aux éditions XO

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La soif Jo Nesbo Gallimard Noir

auteur : Jo Nesbø est un écrivain et scénariste norvégien, auteur de roman policier et de littérature d’enfance et de jeunesse.

 

Résumé : Une jeune femme est assassinée suite à un rendez-vous via un site de rencontres. Elle porte des marques de morsures semblant indiquer que le meurtrier est un prédateur sanguinaire. Lorsqu’un deuxième corps est retrouvé dans les mêmes circonstances, l’enquête est confiée à Harry Hole. Mais ce dernier a mis de l’ordre dans sa vie et ne souhaite plus être mêlé à une dangereuse affaire.

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ressenti :

« Nous faisons ce que nous devions parce que nous étions ceux que nous étions »

Mais pourquoi n’ai je pas découvert plus tôt @jonesbo_author ? Une erreur !! Ce livre fût pour moi un #coupdecoeur , une claque, une révélation. J’ai tout aimé l’intrigue, les personnages, l’écriture.
Jo Nesbo ne ménage pas Harry Hole aussi bien dans sa vie personnelle que professionnelle. Pas le temps de souffler, pas de répit pour cet enquêteur, une intrigue maîtrisée à la perfection. Un cold case pour Harry, un échec qui le tourmente. L’auteur nous embrouille pour mieux nous surprendre, et c’est largement réussi. La soif parle de paraphilie extrême, d’un prédateur d’une monstrueuse cruauté, d’un vampiriste retors. Une soif de savoir, une soif de filiation, une soif de sexe, une soif de pouvoir, une soif de sang au milieu des femmes mutilées. Une page turner horrifique, une enquête à toute allure, un rythme effréné, haletant, déroutant. Une fin ouverte…
A découvrir vraiment si ce n’est déjà fait

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Vermines Romain Martin editions Flamant noir

auteur  : né le 15 mai 1979 en France, Vermines est son premier roman

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Histoire : A Bourganeuf, commune isolée de la Creuse, Arnaud Vallaud, jeune taxidermiste asocial et cynique, impose le respect, sinon la crainte, par sa verve et sa mauvaise foi. Accompagné de Pascalin, le simplet du village, sa vie monotone se transforme en séries d’aventures hilarantes et tragiques lorsqu’une armoire normande écrase son chien.

Ressenti :D’abord déroutant, déstabilisant, je me suis demandée dans quel style de livres je me lançais…un style INCLASSABLE, dans le bon sens du terme. #vermines est un polar noir, campagnard, à l’humour caustique. @romainr.martin est le Tarentino des auteurs, c’est vous dire l’humour déjanté, glauque, burlesque.
Des personnages complètement barrés, un narrateur Arnaud, trentenaire, taxidermiste, cynique, manipulateur, Pascalin, l’ami simplet, alcoolique, flippant dont il profite, Dame Clarence, la vieille bique, acariâtre, qui sait tout, qui voit tout derrière sa fenêtre. 3 personnages atypiques, explosifs de Bourganeuf, petit village de la Creuse, autant dire la France profonde 😊
Des évènements tragiques se succèdent suite à la mort « accidentel » de Einmal le chien d’Arnaud. Des rebondissements qui font sourire où augmenter mon bruxisme, des situations cocasses, tragiques, surréalistes. Un premier roman, une réussite, un ton, un style corrosif, décalé.
Une fin efficace, insoupçonnable.
Vous voulez sortir des sentiers battus ?! Ce livre est pour vous 😉

 

Merci aux éditions Flamant noir pour cette réception et cette jolie découverte

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Comme un seul Homme Daniel Magariel editions Fayard septembre 2018

Auteur : Daniel Magariel , Américain né à Kansas City diplômé de l’Université de Columbia et de l’Université de Syracuse, où il a  étudié la littérature.

« Comme un seul homme » (One of the Boys, 2017) est son premier roman.

 

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Histoire : Le combat fut âpre. Mais, ensemble, le narrateur, un garçon de douze ans, son frère aîné et leur père ont gagné la guerre c’est ainsi que le père désigne la procédure de divorce et la lutte féroce pour la garde de ses fils. Ensemble, ils prennent la route, quittant le Kansas pour Albuquerque, et un nouveau départ. Unis, libres, conquérants, filant vers le Nouveau-Mexique, terre promise, ils dessinent les contours de leur vie à trois.
Les garçons vont à l’école, jouent dans l’équipe de basket, se font des amis, tandis que leur père vaque à ses affaires dans leur appartement de la banlieue d’Albuquerque. Et fume, de plus en plus des cigares bon marché, pour couvrir d’autres odeurs. Bientôt, ce sont les nuits sans sommeil, les apparitions spectrales d’un père brumeux, les visites nocturnes de types louches. Les garçons observent la métamorphose de leur père, au comportement chaque jour plus erratique et violent. Livrés à eux-mêmes, ils n’ont d’autre choix que d’endosser de lourdes responsabilités pour contrer la défection de leurs parents, et de faire front face à ce père autrefois adulé désormais méconnaissable, et terriblement dangereux.

C’est ton frère pour la vie , tu es sa dernière ligne de défense

Mon ressenti : Une couverture qui prend tout son sens à la lecture de ce roman, 2 silhouettes frêles écrasées par l’emprise d’un homme.
Dès les premières pages nous sommes dans le vif du sujet, la violence grandissante au fil du livre, une violence morale, une violence physique. Une famille éclatée, une mère résignée, dépassée, un père tyrannique, un manipulateur adulé par ses deux fils. Un père démoniaque qui se sert de l’amour de ses garçons pour avoir la garde exclusive et déchoir de ses droits la mère, « l’amalécite ». Un père qui quitte le Kansas pour Albuquerque. Deux garçons déracinés, à l’enfance détruite par un père alcoolique, drogué, violent. Un père qui « oublie » de subvenir aux besoins matériels de ses fils, qui oublie de les aimer, un père en manque, en proie à des hallucinations, à la paranoïa. Deux enfants arrachés à l’insouciance qui doivent vivre, survivre et ne compter que sur eux, deux frères unis qui se serrent les coudes, pour s’offrir des « bulles » de plaisir, pour ne pas sombrer, toujours soudés pour échapper à l’emprise toxique de cet homme brutal qu’ils aiment malgré tout. Un tyran qui veut diviser pour mieux régner mais l’amour fraternel reste plus fort
Un livre poignant, émouvant, une enfance fracassée, des rêves anéantis, une descente aux enfers pour deux êtres innocents, une écriture sans fioritures, des phrases courtes, percutantes, une montée dans la violence qui annonce une fin pressentie….Et si tout avais été différent…
Un coup de cœur pour ce livre si réaliste…

 

Merci aux Editions Fayard.

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citations :

Je renonçais à lui…je me sentais euphorique à l’idée qu’on s’enfuie, qu’on ne revienne plus jamais

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LE MIROIR DES AMES Nicolas Feuz Slatkine et Cie 216 pages sorti le 23 aout 2018

Auteur : Nicolas Feuz, Suisse né à Neufchatel en 1971, Procureur de la République du canton de Neuchâtel et auteur de thrillers

Nicolas Feuz a étudié le droit à l’Université et obtenu le brevet d’avocat, avant d’être élu en 1999 comme juge d’instruction, puis en 2008 comme président du collège des juges d’instruction, et enfin en 2011 comme procureur de cette petite République helvétique.
Il s’est lancé dans l’écriture de romans noirs en 2010.

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Histoire : Un attentat sans commanditaire, des meurtres sans mobile apparent, l’auteur est à son affaire, il est procureur du Canton de Neuchâtel. Dans ce polar , il fait endosser à son personnage principal la robe d’un magistrat qui pourrait être son double si tout n’était précisément double et trouble dans ce Miroir des âmes : les flics, les filles, les politiques, les juges et jusqu’à ce mystérieux tueur en série que la police a surnommé Le Vénitien parce qu’il coule du verre de Murano dans la gorge de ses victimes.

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Ressenti : 

Un tueur en série qui coule du verre de Murano dans la gorge de ses victimes, un attentat, des réseaux mafieux, des politiques pas très politiquement corrects, des flics pas tout blancs une corruption à tous les étages dans le canton de Neufchâtel en Suisse. Le suspens nous happe dès la première page, on entre dans le vif du sujet sur le meurtre atroce d’un policier dans d’horribles souffrances, meurtre attribué au Vénitien. Pas de répit pour la police aux abois, on est dans l’urgence, les chapitres sont courts, le rythme effréné. La traque s’intensifie à la recherche du meurtrier. Le canton de Neuchâtel est à la merci d’un justicier fou qui tue au nom de l’Etat la vermine, les putes, les drogués, une plongée dans le milieu glauque de la prostitution, des réseaux de traite des femmes de l’est avec une Alba détruite et forte à la fois. Dans le même temps un attentat souffle la terrasse d’un café, le procureur Jeansen est défiguré et amnésique sur son lit d’hôpital à son chevet sa greffière. Nous remontons les prémices de l’enquête au rythme des flash-backs du procureur. Un page turner bluffant, prenant une écriture fluide, une intrigue au cordeau. Au fil des chapitres telle une pelote l’enquête se déroule, Nicolas Feuz nous prend dans sa toile et nous manipule à la perfection jusqu’au dénouement final
« Tous mourront, il en restera trois »
Un auteur suisse que je découvre et que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire
Merci à @slatkineetcompagnie pour cette réception livresque, sortie ce jour dans toutes les bonnes librairies n’hésitez pas ce livre de 216 pages est une belle surprise que vous ne pourrez lâcher. Dans le même temps vous trouverez #horroraborealis du même auteur aujourd’hui aux editions @livredepoche

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La délicatesse du homard Laure Manel Le livre de poche

Auteure : Laure Manel, française née en 1978

Diplômée en lettres, Laure Manel est enseignante et romancière.

En 2015, elle auto-édite son premier roman, « Histoire d’@ », qui dépasse 2400 lecteurs.

« La délicatesse du homard » est son quatrième roman, publié en novembre 2016,et lui a permis de signer avec l éditeur Michel Lafon

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Histoire : François, directeur d’un centre équestre en Bretagne, découvre, lors d’une promenade à cheval sur la plage, une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Plutôt que d’appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi de la ramener chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à parler. Elle déclare s’appeler Elsa mais refuse de répondre à tout autre question. Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l’autre sans pour autant totalement révéler les secrets qui le rongent. Et même si le duo en s’apprivoisant s’apaise, leur carapace peine à se fendre…
Qui est Elsa et quelle vie est-elle en train de fuir ?

Je sais depuis toujours que je dois compter que sur moi même , que les autres ne sont pas là pour m’aider. Il faut que je reconstruise ma carapace pour être plus forte, que je bâtisse autour de moi un rempart anti-effraction pour me protéger. Tout mon être est en miette.

Ressenti : Elsa, François, 2 êtres malmenés par la vie, deux écorchés vifs. 2 êtres au fin fond du Finistère. Elsa a pété un câble, la goutte qui fait tout déborder, une seule envie, tout laisser tomber et fuir, fuir une vie en demi teinte, une vie qui n’est pas la sienne, une vie volée, des relations toxiques, une perte d’estime de soi. Mais la vie n’oublie pas, elle nous rappelle, nous englobe et un raz de marée emporte tout, s’enfuir devient essentiel. « On dit souvent que le passé nous construit et si c’était le présent qui construisait notre avenir. Faire revivre cette lumière d’espoir au fond de soi pour reconstruire ailleurs…
François, l’ours solitaire, le bourru le célibataire, une amie de temps en temps, mais sans attaches juste pour le sexe, pas d’engagement pour ne pas souffrir. Un livre sur l’histoire d’une rencontre de deux êtres abîmés, meurtris, un livre ou @lauremanel nous décrit les regards, les silences, la fuite en avant pour ne pas souffrir quand on a trop souffert… Une description vive, à fleur de peau, tout en délicatesse, et si poignante. Un livre où l’auteure donne la voix à chaque personnage à chaque chapitre, une voix où chacun y dit ses craintes, peurs, angoisses mais aussi espoirs…une voix qui nous rend les personnages si réels, si vrais. Les fêlures de chacun se découvrent au fil des pages, leur histoire prend forme et la lecture devient addictive tellement nous nous sommes appropriés Élsa et François. C’est ce qui fait la force de ce roman, ce sentiment que les personnages c’est un peu aussi notre histoire. j’ai passé un agréable moment de lecture, un agréable moment de vie.

envie de rien, rester couchée, volets fermés. Attendre rien, sans conjuguer à aucun temps. Attendre que les secondes s’égrennent et tombent dans le passé, pour que le temps s’écoule calmement et passe, passe, passe…juste pour respirer

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EMBRUNS Louise Mey Pocket Fleuve editions

Louise MEY : auteure française, née en 1983, son premier roman : Les ravagés

Histoire : Ils sont beaux, sportifs, mangent local, achètent cher, mais pour durer. Un bon  gout à toute épreuve. Monsieur et Madame Parfait et leurs enfants.

Quand les Moreau prennent possession, pour le week-end , d’une belle maison bretonne, sur cette île perdue en forme de haricot, tout annonce des vacances idéales. C’étaient compter sans la tempête, la disparition de Marion, le sang sur le couteau…

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 « Elle avait peur de ne plus pouvoir nager, courir. Sauter. Riposter. La vulnérabilité physique, l’idée d’être exposée au danger, de finir comme ces vieilles qui marchent d’un pas craintif dans les rues »

Ressenti :

Mon premier de l’auteur que j’ai apprécié, on pourrait penser que le livre traîne en longueur mais c’est mieux pour installer, ancrer les personnes, un vent nous insuffle à tourner les pages pour suivre cette famille si parfaite, si insupportablement sans défaut. Enfin…peut être. La lecture est fluide rapide accentuée par les chapitres courts, un page-turner sans effusion de sang un huis clos étouffant, stressant sur cette île de Bretagne. Louise Mey ne fait pas dans le détail, c’est sec, cru. Les apparences sont trompeuses, la famille Moreau, une famille bien sous tout rapport fonctionne à 4 les parents le fils la fille. Mais Marion disparaît est leur équipe de 4 est disloquée, une tempête persiste, les lois de la nature sont déchaînées, hors de question de laisser Marion sur cette île hostile aux Parisiens. La paranoïa s’installe, en qui faire confiance sur cette île de « demeurés », mis à part sur soi même. Les traqueurs sont traqués, qui est qui? Un twist final bluffant, époustouflant, dérangeant. Une excellente lecture

 

 

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il est grand temps de rallumer les étoiles Virginie Grimaldi Fayard 2 mai 2018

Virginie Grimaldi : est l’auteure de trois best-sellers, Le Premier Jour du reste de ma vie, Tu comprendras quand tu seras plus grande et Le Parfum du bonheur est plus fort sous la pluie.

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résumé : Anna, 37 ans, croule sous le travail et les relances des huissiers.
Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée.
À 17 ans, Chloé a des rêves plein la tête mais a choisi d’y renoncer pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Comme le carrosse de Cendrillon, ils se transforment après l’amour.
Lily, du haut de ses 12 ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire.
Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

Anna, Chloé, Lily. Trois femmes, trois générations, trois voix qui se répondent. Une merveille d’humour, d’amour et d’humanité.

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ressenti : Lire un livre de VG c’est vivre les émotions à l’état pur, c’est se retrouver, partager les peurs, angoisses, bonheurs, s’identifier aux personnages. #ilestgrandtempsderallumerlesetoiles ne déroge pas à la règle, ce livre ce sont 3 générations qui s’aiment mais qui n’arrivent plus à communiquer, la vie fait que l’on n’a plus le temps, il faut travailler pour donner le meilleur à nos enfants en oubliant l’essentiel s’écouter. #ilestgrandtempsderallumerlesetoiles , c’est Anna la mère débordée, séparée avec un lourd Secret, Chloé l’ado peu sûre d’elle en mal d’amour en mal d’un père qu’elle idolâtre, une soif de liberté, mais est elle prête à voler de ses propres ailes, faire le pas dans le monde des adultes est souvent déstabilisant, et puis la benjamine Lily, collégienne qui se fait harceler, reste dans sa bulle, vive d’esprit, pragmatique, mâture qui n’a rien oublier. On suit une Anna criblée de dettes qui sous l’impulsion de sa grand-mère decide de faire un road trip jusqu’en Scandinavie, un road trip pour se retrouver avec ses filles, oublier les coups durs de la vie. Des relations mère-filles qui s’entrechoquent, des relations à fleur de peau, la difficulté d’être mère, soutenir son enfant tout en le laissant partir même si cela fait mal. L’alternance des points de vue des 3 protagonistes accentue la difficulté de vivre ensemble mais surtout l’amour d’une mère prête à tout pour ses enfants. Un livre bourré d’humour, d’amour et de folie, un coup de cœur pour la petite Lily, rigolote et qui joue avec les proverbes de la langue française. Ce livre c’est un véritable page turner, une pépite, un road trip dont on fait parti , des paysages saisissant, des souvenirs plein la tête, une émotion vive pour ses trois Nanas. Des personnages secondaires attachants avec le beau Julien, son fils Noé autiste, les veufs Diego et Edgar… Une écriture fluide et percutante qui rend ce livre si addictif. Un véritable #coupdecoeur , un roman feel good mais pas que, un roman vrai, drôle, touchant, saisissant, un feu d’artifice d’émotion, « un bouquet d’air frais »comme dirait Lily. Un livre à lire absolument.

Merci aux @editionsfayard pour cette réception, merci à @virginiegrimaldi pour ses romans.

 

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citations :

 

C’était bizarre, on était comme en état de choc. Maman n’a pas démarré tout de suite. Même Lily se taisait. Mais ce silence-là, il était différent. Il nous réunissait. On venait de se faire mettre KO par la beauté du monde.

 

« Il ne faut pas mettre la charrue avant de l’avoir tuée ». Ou encore « J’espère que c’est vrai, sinon il faudra qu’on mette les pendules sur les i », « Elle voulait me dire que le harcèlement, c’est grave, qu’elle aussi, quand elle était au collège, elle était le bouquet mystère. »

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Souvenirs effacés Arno Strobel Archipel

Arno Strobel auteur allemand, auteur d’ « Enterrées vivantes »

 

 

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résumé : Lorsqu’elle se réveille dans un hôpital, Sibylle, 34 ans, se souvient de tout, dont l’enlèvement de son fils par un homme tatoué. Cependant, à sa sortie du coma, le médecin prétend qu’elle n’a jamais eu d’enfant. Sibylle décide alors de prendre la fuite en pleine nuit pour rentrer chez elle. Une automobiliste la recueille et l’accompagne jusqu’à son domicile. Mais, quand elle sonne à la porte, son mari ne la reconnaît pas, malgré les détails intimes qu’elle lui livre. Quand ce dernier appelle la police, elle n’a d’autre solution que de nouveau prendre la fuite et part pour Munich, où, pressent-elle, se trouve la clé de l’énigme. Sur place, en regardant la télévision, elle reconnaît le médecin qui était penché sur elle à son réveil. Il dirige une importante unité de recherche sur le cerveau…
Elle décide alors d’aller le rencontrer pour savoir qui elle est vraiment…

ressenti : L’intrigue interpelle mon cœur de maman, dès les premières pages, Arno Strobel joue avec nos nerfs, on suit Sybille à la recherche de son passé, de son fils, on sait que l’amour d’une mère vaut plus que tout, qu’une mère tuerait pour son enfant. L’auteur amène tous les ingrédients pour un bon thriller médico psychologique, des retournement de situation, des personnages inquiétants, une recherche à la quête du passé, un côté médical comme je l’aime, des recherches sur le cerveau, la manipulation mentale, tout pour être un véritable page turner, il le fut mais… sans surprise, Arno Strobel sème des indices trop vite devinés. Une intrigue qui retombe comme un pétard mouillé, pas d’étincelles pas de feu d’artifice pour moi. Je n’ai pas trouvé le final abouti, des questions restent en suspens. J’avais tellement adoré #enterreesvivantes que je m’attendais à plus de surprise, je suis passé à côté je suis déçue. Il reste cependant un bon livre à emporter en vacances…

 

Merci aux éditions archipel pour cette réception

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les fantomes de manathan RJ ELLORY Editions Sonatines 1er juin 2018

AVT_RJ-Ellory_7551Conteur exceptionnel je ne présente plus RJ Ellory dont j’ai adoré #papillondenuit, je vais me faire la collection et lire tous ses livres 😉

 

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Résumé : Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus.L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais. Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

Ressenti :Une fresque historique de la Pologne de 1901 en passant par Dachau, à l’Amérique des gangsters, l’Amérique d’aujourd’hui. L’histoire d’un héritage, de la famille, d’une vengeance, une vérité dure, impitoyable, incroyable à imaginer et pourtant…une histoire dans l’histoire, un peu alambiquée me direz-vous ? Mais c’est oublier que RJ Ellory est un magnifique conteur d’histoire, qui vous happe, vous chavire le cœur, vous remue les entrailles, les mots vous broient, le bruit, la fureur, l’horreur, l’amitié, l’amour, la haine. Lire #lesfantomesdemanhattan c’est comme descendre un grand huit, c’est vertigineux, palpitant, foudroyant. C’est suivre Annie une jolie libraire de 30 ans, seule, triste, mélancolique à la recherche de ses racines, d’un père qu’elle n’a pas connu. Une Annie fragile, anéantie, brisée mais si forte et pleine d’espoir à la fois. #lesfantomesdemanhattan c’est aussi une amitié profonde, Intense avec Sullivan son voisin, une amitié homme/femme comme on aimerait connaître. On se laisse porter par l’auteur,on se laisse grisée par l’histoire aussi terrible soit elle. #lesfantomesdemanhattan c’est un livre parmi les livres, poétique, noir, sombre mais aussi la lumière au bout du tunnel, vivre quitte à tout perdre mais vivre. Un roman palpitant où les fantômes du passé ressurgissent pour enfin libérer le présent.
L’auteur m’a bluffé, j’aime ses mots, son sens inné de conteur, dire que j’ai aimé #lesfantomesdemanhattan est un doux euphémisme.

Merci aux @sonatineeditions pour cette réception

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