Premiere lumiere Paul-François Husson

Paul-François Husson : auteur français, a travaillé comme chef monteur et réalisateur de courts-métrages.

Tout comme « la mort est dans l’pré »,  « Première lumière » est un

live novel écrit au jour le jour sur facebook par l’auteur

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resumé :Tout le monde a peur du noir. Pas Mattieu, aveugle depuis l’accident qui a coûté la vie à sa mère, il a peur de la lumière.
L’été de ses douze ans, une greffe de cornée lui donne l’espoir de revoir un jour.Mais il n’en veut pas? revoir ne ressuscitera pas sa mère. Les vacances arrivent et  basculent dans un cauchemar dont il est la proie. Il s’isole, personne ne le croit…

 

« Derrière les bruits se cachent d’autres bruits. Un sens en moins, les autres se combinent. Des sons deviennent les odeurs de certaines formes. Certains sons ont leurs images, certaines images leurs souvenirs. Parfois, je les pense. Ma peau, ma respiration, et même mes inutiles battements de paupières aiguisent mon intuition. Les voyants, eux ne voient que ce qu’ils acceptent de voir. »

 

Ressenti : Un livre qui se lit vite, rapide, rythmé, un thriller psychologique original oppressant. Nous sommes dans l’émotion, on angoisse avec Mathieu ce petit garçon de 12 ans, qui nous relate ses sentiments, ses impressions , le danger qui l’enveloppe, la tension s’intensifie, l’inquiétude gagne au fil des pages, on voit les éclats de lumières qui jaillissent de ses yeux, l’invisible qui fond sur lui. Mathieu est un petit garçon attachant, mature que l’on a envie de prendre sous son aile. PF Husson est trés fort, ce roman est plus abouti, le suspens est intense et il est difficile de deviner qui en veut au jeune garçon, difficile de déterminer la menace, l’ombre qui plane. Tout le monde parait coupable le père, la soeur, le chirurgien;;. Le mystère plane, s’assombrit jusqu’à la fin du roman tellement l’intrigue est superbement construit. J’ai beaucoup aimé également le réalisme du handicap de Mathieu, loin de le désavantager celui ci a aiguisé ses autres sens , loin de s’apitoyer on ferme les yeux et on devient plus sensibles aux changements de lieu, d’atmosphère, d’humeur de ce qui l’entoure.
un récit sensoriel qui s’offre à nous.

Un trés bon moment de lecture, vraiment un auteur à découvrir.

encore n grand Merci à PF Husson pour l’envoi de son live novel, pour sa confiance.

 

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Le Jour du Chien Patrick Bauwen Livre de poche Albin Michel

Patrick Bauwen, Médecin urgentiste, il est responsable d’un service d’urgences dans une clinique parisienne.

 

resumé : Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir, je suis le Chien. Inquisiteur ou guerrier saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi. Djeen je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro. Et voilà qu’elle me menace… Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse. Et ce jour-là signera l’apogée du Mal.

 

 

« On ne m’a pas attrapé

Beaucoup on essayé

Je vis parmi vous

Bien déguisé »

             Léonard Cohen « Nevermind »

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la vie c’est faire des choix. Et choisir c’est déjà renoncer. 

ressenti : une belle découverte un coup de coeur pour cet auteur que je ne connaissais pas. Le jour du chien est un page-turner rythmé et percutant, un Thriller sombre et palpitant. Patrick Bauwen nous emmène dans les profondeurs de Paris, son métro, ses égouts, ses catacombes. L’histoire est prenante, suspense et rebondissements nous tiennent en haleine, une lecture addictive accentuée par l’alternance des chapitres courts et des différents protagonistes. La tension est palpable , l’oppression est constante, à déferler sous Paris la claustrophobie nous gagne.

« Aujourd’hui, les médias déversent la violence de la planète directement dans votre main. La brutalité en ligne est devenue banale. En rétrécissant ainsi, est ce que le monde est devenu fou? »

J’ai aimé le personnage de Kovak, médecin urgentiste, comme l’auteur, qui se lance à la poursuite du psychopathe tueur de sa femme « Djeen »,  un médecin à la forte personnalité brillante et sombre à la fois au passé trouble, un peu mauvais garçon, rend coup pour coup. Une course poursuite sous le dédale du métro parisien s’engage entre Kovak et le Chien, un inquisiteur  qui sème la terreur dans les bas fonds de Paris, un tueur pervers qui répand la » bonne parole »

Le final est bluffant, surprenant, diabolique, Patrick Bauwen m’a baladé et je n’ai rien vu!!!  Un coup de coeur !!! à découvrir

« j’ai vu beaucoup de patient dans mon existence et j’ai acquis une certitude : personne ne change. On n’échappe pas à celui ou celle que l’on est au plus profond de soi. Notre personnalité est semblable à une pierre, on peut tenter d’en atténuer les arêtes, la polir comme un galet, au bout du compte, elle conservera toujours la capacité de s’effriter ou l’incroyable dureté qu’elle possédait au début. »

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Comment ne pas devenir une fille à chat Nadia Daam Mazarine

Nadia DAAM : journaliste web et co-auteur de « Mauvaises Mères » et « Kata Sutra » (Éditions Jacob-Duvernet),a travaillé pour le site du quotidien « Libération »puis  20minutes.fr au poste de chef d’édition,et Grazia.fr en 2009.
Nadia Daam est la journaliste « nouveaux médias » de 28 minutes .

 

Resumé : Célibataire exigeante et fière de l’être, Nadia Daam, 39 ans, ambitionne de révolutionner le célibat et d’envoyer valser les kilos de stéréotypes systématiquement accolés aux célib’. Surtout quand ce sont des femmes comme elle qui vivent en colocation avec leur chat Pompom et leur fille Zoé – à moins que ce soit l’inverse. (Les gens appellent leurs gosses n’importe comment aujourd’hui. Mais ça, c’est un autre débat.)
Nadia Daam est convaincue qu’on peut être mère célibataire, tutoyer la quarantaine, avoir son enfant une semaine sur deux et le vivre pas trop mal. On peut aussi être capable de préparer un bol de Miel Pops à 7 heures du matin une semaine et de porter sa culotte sur la tête à la même heure celle d’après…
Grâce à ce véritable guide de survie, vous saurez comment dire du mal de vos ex sans passer pour une désespérée et pourquoi il vaut parfois mieux avoir une jambe de bois qu’un utérus. Vous apprendrez qu’une ride du lion et un enfant à demeure sont très utiles pour faire du shopping. Et qu’il n’y a pas de honte à préférer une assiette de spaghettis sauce Bolo Balls dévorée devant Netflix à un date via Tinder.
Tant que vous faites ça avec panache et sans sentir la croquette !

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ressenti : Un roman frais, plein d’humour sur les préjugés que la société peut avoir sur une mère célibataire, sur les femmes en général. Je suis une fille à chien, marié, mais je m’y retrouve totalement. Tout comme Nadia Daam, pas envie parfois de sortir, de me sociabiliser c’est vrai, j’ai les réseaux sociaux, Netflix…Finis de rêver du prince charmant, le prince charmant n’existe pas et puis c’est vrai c’est chiant le mec parfait mais si le mâle pouvait de temps en temps ramasser ses chaussettes sales ce serait bien.

Toujours être dans le contrôle, mince alors revendiquons le droit d’être en bas de jogging en tee-shirt troué, manger des chips devant « Friends » , laisser la nature reprendre ses droits sur notre corps,  oublier l’esthéticienne de temps en temps. S’éclater avec les copines.

Un livre dans l’autodérision et cela fait du bien surtout ne pas se prendre au sérieux et puis surtout rire de tout et de rien vivre en oubliant le regard des autres, tout en s’aimant, ne plus culpabiliser quand on fait garder  l’Enfant Personnel, être bien dans sa tête, et se moquer du conventionnel. Ce livre c’est une bonne tranche de rire qui dédramatise le fait d’être seule, avec un enfant  et un chat, une lecture rapide drôle agrémenter de dessin humoristique, un guide pour les célibattantes.
Merci à Mazarine editions pour cette réception.

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Un havre de paix Stanislas Petrovski French Pulp editions

 

Stanislas Petrovski  est né en 1975 sur les bords du lac Sevan, en Arménie.  il arrive en France à l’age de 17 ans. Il glissera dans une délinquance de plus en plus dure et connaîtra de nombreux démêlés avec la justice.

C’est lors de ses séjours à l’abri du soleil qu’il se découvrira une passion pour l’écriture, sombre de préférence, en commençant par les nouvelles.

Ravensbrück mon amour est son premier roman.

résumé : Avec l’Embaumeur dans les parages, la cité Océane n’est plus un Havre de paix…
Quand l’Embaumeur va pour récupérer un corps dans le centre pénitentiaire du Havre, et que le suicidé lui paraît suspect, il ne peut s’empêcher de mettre son nez partout, de remuer la fange à ses risques et périls.
Surtout si le taulard décédé est un flic infiltré, un policier incarcéré pour faire tomber un monstre…
Qui a tué William PETIT, comment, alors qu’il était seul dans sa cellule, et pourquoi ?
Entre une affaire de corruption dans la prison, un caïd qui tente de se faire passer pour une oie blanche, c’est une nouvelle aventure plus que mouvementée pour l’Embaumeur qui a mis le doigt dans un drôle d’engrenage.

 » Polar et humour au rendez vous, l’Embaumeur enquête avec la délicatesse d’une grande claque dans la gueule »

(Olivier Norek)

ressenti : un meurtre en centre pénitentiaire du havre, et la ville est à feu et à sang,  Luc Mandoline de son métier thanatopracteur et ancien légionnaire et son frère d’arme et ami Sullivan mettent le feu au poudre pour le plus grand bonheur des lecteurs. Un petit air dans les dialogues à la « Audiard » et « Sans Antonio » et nous voilà avec une écriture pas piquée des vers et des « tartes dans la gueule » à faire rire un mort.

Une intrigue rempli d’humour, et de pudeur. Un livre rapide tant le déroulé s’enchaîne et ne fait pas dans le rififi, ni la dentelle. Pas de limite pour l’ancien légionnaire qui a carte blanche de la Maison pour découvrir le tueur et faire tomber un truand pervers pédophile, on est dans l’action la baston, la castagne tous les coups sont bons pour faire tomber le tueur quitte à en devenir un. Mais l’intrigue est retors et la situation plus complexe.

Un duo de choc attachant border-line pour anéantir les caids sous fonds musical chargé à la testosterone.

Un super moment une belle tranche de rire

 

Merci aux Editions French Pulp pour cet envoi livresque.

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Papillon de nuit R.J. ELLORY Le livre de poche Sonatine éditions 504 Pages

R.J. ellory : Roger Jon Ellory est un auteur anglais de romans policiers et de thrillers.

 

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Papillon de Nuit , premier roman de R.J Ellory, nous emporte là ou rodent le folie et le complot

Synopsis : Assassinat de Kennedy, guerre du vietnam, luttes pour les droits civiques , Ku Klux Klan : Cest dans cette Amérique en crise des sixties que Daniel Ford a grandi. Et c’est là, en Caroline du Sud, qu’il a été accusé d’avoir tué Nathan Vernet, son meilleur ami.

1982 Daniel est dans le couloir de la mort peu de temps avant son excécution , un prêtre vient recueillir ses dernières confessions. Bien vite il apparait que les choses soient loin d’être aussi simples qu’elles en ont l’air.

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« Un homme était un homme tous les hommes avaient été créés à l’image de Dieu, et tous les hommes étaient égaux à la naissance face à la mort »

Ressenti :

Un récit poétique d’amitié et d’amour sur fonds de racisme, kkk, guerre du vietnam, assassinat de Kennedy, Watergate, une ode à la vie sur fonds d’histoire des Etats Unis.

Papillon de nuit c’est aussi « les derniers jours d’un condamné », ceux de Daniel Ford, un plaidoyer contre la peine de mort, les déviances de la justice.

Un récit prenant qui serre le cœur, une ode à l’enfance, une amitié qui débute par le partage d’un jambon beurre, une amitié à la vie à la mort , une ode à l’amour, aux premiers prémices des sentiments, l’adolescence, les excès, la drogue, l’alcool, les filles, l’insouciance.

« Il y avait de l’innocence dans ce moment et de la passion et quelque chose qu’on ne ressent qu’une fois dans sa vie »

 

L’espoir aussi,  que la vérité éclatera toujours, que les puissants malgré l’argent tomberont à leur tour, l’espoir que l’injustice ne restera pas impunie ,  l’espoir que Noir ou Blanc , la couleur de peau importe peu. Noir ou Blanc,  l’Homme pleure, aime, saigne de la même manière. Mais il faut croire que non , l’Homme n’est qu’une bête par peur de l’inconnu, par peur de la différence. On a tant à apprendre de l’autre, le brassage des cultures ne peut apporter qu’une grande connaissance intellectuelle, malheureusement dans les jours sombres des Etats Unis être Noir et croire qu’il était possible d’avoir les même droits que les Blancs, était une hérésie.

Un roman d’une noirceur totale de l’âme humaine, un roman encore si actuel dans l’histoire des Etats Unis d’aujourd’hui.

Un thriller à compte à rebours du présent au passé. Un roman qui dénonce un meurtre raciste, une conspiration pour accuser un innocent parce que l’amitié Noir, Blanc dans l’Amérique des années 60/70 n’était pas concevable. Une Amérique violente , ou l’histoire de la liberté se joue, ou Martin Luther King se bat pour les droits des noirs ou son assassinat est dévastateur et donnera lieu à des actions et mettra le feu à l’Amérique conservatrice, mais permettra un changement dans ce monde, une égalité entre les hommes, même si cela n’est qu’une minime avancée, il faut parfois se brûler les ailes pour que le monde change.

« …les papillons de nuit sont attirés par la lumière car ils veulent être vus, ils veulent que leur propre beauté magique soit reconnue…ils voient la beauté de leurs ailes à la lumière et ils veulent l’accentuer…ils s’approchent toujours plus afin d’illuminer toujours plus. La chaleur est le prix à payer pour être un papillon…à la dernière fraction de seconde au dernier battement de cette aile fragile, ils prennent feu…et psshit! le corps en flamme jaune vif, rouge et bleu…le papillon de nuit devient enfin un papillon… »

L’écriture de RJ Ellory m’a transportée, j’ai ressenti cette violence cette peur, ce racisme au plus profond de mon être. Un papillon de nuit qui s’envole vers l’espoir et se brûle à la lumière, mais il recommence parce que l’espoir, la vie, l’amour et l’amitié sont plus forts que la mort, quoiqu’il en coûte se battre pour ses convictions, pour la beauté humaine, la liberté.

« quand je croyais que ça ne pouvait pas être pire , ça empirait. Quand je croyais qu’il ne pouvait pas y avoir d’ombres plus noires , une noirceur plus profonde se révélait. Et c’est dans cette noirceur que je suis tombé »

Le cœur déchiré, les yeux qui se troublent,  une émotion vive à écouter le passé de Daniel, un roman ou l’histoire de l’Amérique et de Daniel sont intimement liés, un roman ou RJ Ellory prend son temps avec ses mots si prenants touchants, un roman noir parsemé par des instants de lumière étoilées qui nous laissent espérer que l’homme peut être bon!!!

Un énorme coup de cœur pour cet auteur, merci à la fée @stelphique pour avoir aiguisé ma curiosité à découvrir cet auteur que je ne connaissais pas.

« Notre père qui es au cieux…

(l’enfer est dans mon cerveau)

« Que ton rêgne vienne… »

(ma volonté est partie)

« …sur la terre comme au ciel. Donnes nous aujourd’hui… »

(le jour de notre mort)

« …pardonne nous nos offenses… »

(comme tu fous la paix à ceux qui nous ont offensés. Et que tu laisses arpenter la surface de la terre pendant que tu tues les innocents, les solitaires, les faibles, les sans-défense, espèce de fils de pute tout puissant)

https://fairystelphique.wordpress.com/ Allé voir la féé, vous aurez des poussières d’étoiles plein les yeux

 

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Théorie du tube de dentifrice Peter Singer Editions Goutte d’or

Peter Albert David Singer dit Peter Singer est un philosophe australien.Il est titulaire de la chaire d’éthique de l’université de Princeton, et professeur à l’université Charles Sturt (Melbourne), en Australie.Il a travaillé à deux reprises dans la chaire de philosophie de l’université de Monash, où il a créé le centre de bioéthique humaine.En dehors du milieu universitaire, Singer est surtout connu pour son livre « La Libération animale » (1975), considéré comme le livre fondateur des mouvements modernes de droits des animaux.

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Résumé : Et si chacun d’entre nous pouvait changer la société ? Avec Théorie du tube de dentifrice, Peter Singer retrace la vie et les méthodes d’Henry Spira. A lui seul, cet activiste américain a réussi à faire plier McDonald’s, le directeur du FBI ou encore L’Oréal. Son modus operandi : des cibles soigneusement sélectionnées, de l’empathie envers ses ennemis, des propositions alternatives. Et, quand le dialogue ne suffit pas, la confrontation. A la fois biographie et manifeste, ce livre est un shoot d’inspiration pure.

Ressenti : Envie aussi d’être de ceux qui veulent changer la Société?

Changer le monde c’est changer notre société de consommation, celle des hommes. Ces hommes qui ne s’occupent en rien de l’environnement ni de la cause animale Ce livre est un souffle d’inspiration pour continuer la chaîne , comprendre que faire plier les grands de ce monde ne se fait pas qu’en utilisant la force, mais c’est surtout employer la subtilité, travailler avec ces entrepreneurs, montrer les dégats, proposer les solutions. Des solutions auxquelles ces sociétés au cac 40 finissent par adhérer parce que l’opinion change, parce que nous devenons sensibles au monde qui nous entoure, nous essayons de respecter le règne animal, la flore. Les acheteurs (nous) sont séduits par le manifeste, le pragmatisme et l’état d’esprit d’Henri Spira, que Peter Singer nous relate et dont il a fait son crédo.

 » Ce livre est la preuve qu’un individu peut faire changer le monde »

sa méthode : Montrer les obstacles, faire pression, proposer des solutions, proposer des alternatives, faire parti de ce projet.

« un probleme, une solution »

Même si ces batailles paraissent insignifiantes, mises bout à bout on change le monde, la perception de la violence faites aux animaux pour un quelconque rouge à lèvres!

Cela en vaut il la peine???

Déboiser à tout va pour une huile de palme!

Cela en vaut il la peine???

La lutte est compliquée, déboucher un tube de dentifrice et le vider complètement est ardu mais il faut continuer, lutter pour changer le monde petit à petit mais surement, et surtout pas n’importe comment!!!

Merci aux éditions Goutte d’Or pour cette réceptioniyjfjmo8_400x400

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une seconde trop Linda Green Préludes Editions 23 mai 2018

Linda Green, née en 1970 en Angleterre. Une seconde de trop est son premier livre

résumé : Un seconde de trop et vous perdez tout. Un, deux, trois… Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu’à cent lors d’une partie de cache-cache avec sa fille. Lorsqu’elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace. La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Mais si leur instinct les éloignait d’Ella ? Et si le ravisseur était connu d’eux tous ?

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ressenti : Une seule seconde d’inattention et tout bascule, une famille est anéantie. Linda Green ici alterne avec la sensibilité de trois protagonistes, Lisa la mère, Muriel la ravisseuse, et Matthew le fils de Muriel. Les personnages sont fouillés, complexes, disséqués. L’intrigue est bien menée, réaliste, poignante.

Dès le départ, nous connaissons le ravisseur d’Ella donc pas de surprise. La force de l’auteur est dans la description psychologique de Muriel, personnage rigoriste au passé tragique, on comprend très vite ses failles, ses fêlures. Ce livre nous renvoie à la relation mère-enfant, la difficulté de tisser le lien maternel, celui qui n’étouffe pas mais qui est présent , celui qui laisse l’enfant partir du nid tout en l’accompagnant dans son épanouissement.

Une seconde de trop est l’histoire d’une famille qui se doit de rester soudée pour ne pas sombrer, qui doit faire face au jugement des médias , ceux qui clouent vite au piloris, les donneurs de leçons , ceux qui condamnent sans savoir, ceux qui se délectent des rumeurs et du malheur des autres. Une famille qui resserre les liens mais chacun se sentant si seul dans son angoisse, sa détresse, ses émotions.

J’ai adoré les chapitres concernant Matthew, ses prémices du sentiment amoureux, son envie de partir pour vivre sa vie, échapper à l’autorité de sa mère, mais l’emprise de celle-ci est si grande, qu’il se sent tiraillé par son amour pour elle, un sentiment de dépendance que sa mère a insidieusement distillé, un amour exclusif, toxique, qui ne permet pas de grandir , qui tue à petit feu, qui mène inévitablement à la tragédie.

Un livre à lire, un livre qui permet l’introspection de notre relation mère-enfants

Merci aux éditions Préludes pour cette réception.

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Si on dansait… Rachel Joyce XO EDITIONS 16 mai 2018

Rachel Joyce : anglaise née à Londres, scénariste à la radio, la télé, et comédienne de théâtre, en 2012 elle écrit son premier livre

4ème de couverture : À Londres, au bout d’une impasse délabrée, Frank n’est pas un disquaire comme les autres. Chez ce marchand de vinyles, une belle équipe de joyeux marginaux se serre les coudes, tous un peu abîmés par la vie.

Surtout, Frank a un don. Il lui suffit d’un regard pour savoir quelle musique apaisera les tourments de son client. Quitte à préconiser du Aretha Franklin à un obsessionnel de Chopin…

C’est ainsi que Frank fait la rencontre de Lisa, une mystérieuse femme au manteau vert. Après s’être évanouie devant sa boutique, elle le supplie de l’aider à comprendre la musique. Lors de leurs rendez-vous, Frank replonge dans sa propre enfance, revoyant sa mère, l’excentrique Peg, lui passer des vinyles sur sa vieille platine.

Lui qui ne croit plus en l’amour depuis longtemps sent son cœur vibrer à nouveau. Et puis, un jour, Frank découvre le secret de Lisa. Le monde s’écroule, il disparaît.

C’est sans compter, pourtant, sur l’extraordinaire solidarité qui règne sur Unity Street. Car après le chaos, il n’est jamais trop tard pour faire renaître l’espoir et réapprendre à danser..

 

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Ressenti : Une plongée dans les années 80 à l’avènement des CD et la fin du vinyles, les grandes enseignes fleurissent, les petits commerces se ferment. L’âme des quartiers qui se meurt, la convivialité disparaît, l’indifférence envers les voisins qui s’installe , un repli sur soi…Ici Franck lutte face aux géants du marketing, un amoureux de la musique, un disquaire avec ses failles, ses souffrances, qui ressent les émotions de chacun et trouve la musique qui correspond à leurs états d’âmes. Mais il n’entend pas la sienne…

 

« Franck était tellement occupé à aimer les autres qu’il était incapable d’envisager que quelqu’un l’aime en retour »

 

Les personnages prennent peu à peu de l’ampleur , Franck de la profondeur, même si je ne fut pas totalement transcendée, ce livre est une ode à la vie, l’amour et la musique, l’espoir que celle ci  transmet.

Tout au long du livre nous sommes baladés par un voyage musical qui rythme l’histoire intime de Franck et Lisa.Une Lisa évanescente, évanouie qui hante Franck, une histoire d’amour en filigrane qui s’étire sur plusieurs années. J’ai aimé me replonger dans ces notes inspirantes et inspirées que celles de Chopin, d’Aretha Franklin, David Bowie, les Sex Pistols, Pink Floyd, Marvin Gaye…Une piste musicale à écouter sans modération. j’ai aimé l’idée de la musique qui correspond aux humeurs du moment, la musique qui console, celle qui nous porte, nous fait bouger, rire et partager. J’ai aimé l’écriture fluide sans fioriture de l’auteur et la 2ème partie du livre, les  moments touchants quand la mère de Franck, Peg, lui raconte l’histoire des morceaux de musique, c’est d’ailleurs ce qui m’a plu,  l’apprentissage et l’écoute de la musique, une palette d’anecdotes.

Ce livre offre alors un éveil à la curiosité, celle de la musique, la musique des amoureux, des âmes en peine, des cabossés…la musique de la vie…

…La musique a le pouvoir de réunir  les cœurs, d’adoucir les mœurs…

 

merci à @xoeditions pour cette réception livresque

 

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Le Club des Feignasse Gavin’s Clemente-Ruiz MAZARINE

Gavin’s Clemente-Ruiz :  est rédacteur au Guide du Routard, chroniqueur au journal La Montagne, éditeur

son premier roman « Comment papa est devenu danseuse étoile » en cours d’adaptation cinématographique.

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résumé :  Rejoignez le Club des Feignasses ! Rien ne prédisposait Béa, Alice, Sam, Greg et Elisabeth à se rencontrer. Pourtant, ces amoureux et cabossés de la vie, membres d’un club aussi curieux que chaleureux, apprennent vite à se connaître avec leurs failles, leurs richesses et leurs secrets.Un roman plein d’émotions, d’optimisme et de tendresse qu’anime une galerie de personnages attachants »

 

…je vous aime. On ne se le dit jamais assez…

 

Ressenti : Ne vous fiez pas à la couverture, je m’attendais à quelque chose de plus léger, ce ne fut pas le cas. Quoique!!

Quel Club que celui des Feignasses des personnages authentiques Béa, Sam, Elisabeth, Alice qui n’ont rien en commun mais qui finalement seront réunis par un seul et même lien et pas des moindres.

 

« Ensemble on est plus fort »

 

Et ce n’est pas Béa, personnage haut en couleur, qui dirait le contraire. Son énergie, sa gouaille, son optimisme permettent aux autres de rire de tout, d’adhérer à cette positive attitude, de profiter de chaque instant, de « larguer » ce qui nous attache, pour redémarrer ce qui nous fait plaisir, parce que la vie est si précieuse

 

« La vie est courte, je ne sais pas ou je vais , mais j’y vais. J’avance peut-être pas vite, mais je ne recule jamais »

 

Une amitié improbable qui nous fait passer des rires aux larmes , parce que la vie n’épargne personne , on a tous plus ou moins fait parti de ces cabossés de la vie. Il faut tomber pour remonter et se battre même quand la lutte est inégale. Un histoire ou les émotions nous assaillent, de la tendresse à la peur, des fous rires aux pleurs , une histoire humainement forte et touchante.

 

« Je crois qu’il faut avancer, tâtonner , essayer , regarder, écouter et au final, toujours choisir soi-même ce qu’on veut vraiment faire, ce que l’on souhaite vraiment être »

 

Ecrire pour exprimer ses sentiments, écrire quand cela fait mal, écrire pour ne pas oublier, écrire parce que la vie continue. Et Gavin’s Clemente-Ruiz continue… Les pages se tournent vite comme la vie alors autant en profiter avant que celle ci ne passe… Gavin’s Clemente-Ruiz a écrit avec son cœur et ses tripes et que dire de ces remerciements si touchants , une ode à la gaieté , à l’amour, la vie d’une Mère.

 

On en ressort émotionnellement  triste mais aussi galvanisé.

 

« Nous allons tous au même endroit , autant rendre le chemin heureux »

 

Allé quoiqu’il advienne la vie plus que tout!!!

 

Merci aux éditions Mazarine pour cet réception et leur confiance.

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La Terre des Morts Jean-Christophe GRANGE Albin Michel 600 pages

Jean-Christophe Grangé : Auteur Français, né en 1961, grand reporter pour différentes agences avant de créer la sienne, scénariste pour le cinéma plusieurs de ses romans furent adapter.

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« Les hommes n’aiment que l’extérieur, les femmes ne sont intéressées que par l’intérieur, nous aimons le fruit et sa saveur. Ils se contentent des épluchures »

Résumé : Quand le commandant Corso est chargé d’enquêter sur une série de meurtres de streap-teaseuses, il pense avoir affaire à ,une traque criminelle classique.

Il a tort : c’est un duel qu’il s’agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.

Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu’un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d’un flic peut totalement basculer, surtout quand il s’agit de la jouissance par le Mal.

Il n’y a pas de vérité, il n’y a que des mensonges assumés »

Ressenti : J’ai retrouvé le Grangé que j’apprécie et dévore. La terre des Morts est une plongée en apnée noire dans l’univers de la perversité humaine et des déviances sexuelles, un roman à la fois dérangeant et addictif, violent et trash.

Corso, un « flic » borderline, torturé au passé trouble, à la vie personnelle et professionnelle compliquée, représente la loi mais la contourne à la seule fin de traquer le tueur pervers, son obsession, sa haine d’un monde qu’il ne connait que trop bien. Un duel dont il ne sortira pas indemne, il devra faire face à ses démons.

Un polar aux chapitres courts, à l’écriture acérée, direct et addictive, une dépendance une drogue qui nous fait tourner les pages, un bouquin que l’on ne peut lâcher. Grangé tisse sa toile pour mieux nous manipuler. Une immersion dans le monde du bondage, shibari, SM, mais aussi au coeur de l’art celle de Goya, un thriller en trois temps. Grangé instille en nous des doutes, des rebondissements superbement mis en scène qui nous entraîne vers « la terre des Morts ».Ce livre, au delà des déviances, est surtout la confrontation, le duel entre Corso et Sobieski, personnages atypiques. Et un final, bluffant , excellent qui m’a scotchée

Un livre excellent, noir, glauque, dérangeant, intense pour public averti

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