rendez vous du mercredi…. Quel auteur j’emporterai, quel titre sur une ile déserte?

J’avais envie de plus, de se donner un rendez vous, une nouvelle thématique, un lieu d’échange, de partage autour des livres, de séries , films, la culture ou bien d’autres choses encore, je vais tâtonner, ou peut être abandonner tout dépendra de vous 🙂

Sur une Ile deserte….

 

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L’auteur pour moi Franck Thilliez c’est une évidence, le livre Deuils de Miel, car ce fut avec ce livre que j’ai découvert l’auteur depuis je ne me suis pas arrêtée, dès la sortie d’un nouveau Thilliez, je campe devant ma librairie 🙂

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Il a changé les codes du polar, du thriller, un nouveau souffle pour le roman noir français, il a donné l’impulsion à d’autres auteurs, et la littérature noire n’a plus à rougir face aux homologues américains ou anglosaxons45558430_302855727102881_359026031488663552_n

J’ai eu lors de salon la chance de le rencontrer, il est souriant, agréable, toujours un petit mot et j’adore son humilité, un Homme bien…

Merci à ceux ou celles qui ont bien voulu jouer le jeu 🙂 j’aime insta et ces moments d’échange sur nos lectures noires ou pas peu importe, l’important est de lire, donner envie ne serait ce qu’à une seule personne et pour moi c’est un pari gagné, alors je vous montre maintenant le livre ou l’auteur à embarquer sur une île pour vous

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@h_nany_31 avec Franck Thillier et Sharko

@beabookine49 avec Virginie Grimaldi et tu comprendras quand tu seras plus grande

@melfebe et tout Balzac (la base)

@deslivres_monunivers Virginie Grimaldi il est grand temps de rallumer les étoiles

 

@nataugrenierdirving John Irving  A prayer for Owen Meany

@emilieandbooks et le petit larousse illustré 2019 🙂

@ghisonyx tout Franck Thilliez , on va pouvoir se les préter

@calyenol et 5ème règne de Maxime Chattam qu’elle love énormément 🙂 🙂

@yvajo_lit et Bénédict Wells avec la fin de la solitude, sur une île déserte cela risque d’être compliqué

@les_lumieres_de_muriel l’ombre du vent de Carlos Ruiys Zafon livre que j’ai adoré

@drinettesm et Stephen King un incontournable également

@morgane.n.e.d.e.l.e.c avec Joel Dicker et la disparition de Stephanie Mailer

Un bon petit panel d’auteurs à lire, découvrir, redécouvrir, certains me sont inconnus d’autres furent d’excellentes lectures

Alors à dans 15 jours pour un #mercredipartage sur…on verra

 

 

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ERECTUS Xavier Müller XO Editions 426 pages sortie le 8 novembre 2018

auteur : docteur ès Sciences journaliste et écrivain

résumé : A Richards Bay en Afrique du Sud, c’est le choc. Un homme s’est métamorphosé. Il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus.

Bientôt, à New York, Paris, Genève, des HOMO ERECTUS apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population.

De quel Virus s’agit-il?

Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie?

Une scientifique française, Anna Meunier, se lance dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité.

Partout la question se pose, vertigineuse :

les erectus sont ils encore des hommes?

Faut il les considérer comme des ancêtres à protéger ou des bêtes sauvages à éliminer?

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ressenti : 

13 juin :  Afrique du Sud, alerte maximale,

agent pathogène: inconnu provoque une métamorphose

Mode de contamination : sanguine

période d’incubation : quelques heures

vecteur : inconnu

nom de l’agent : Virus KRUGER

un cauchemar planétaire

Une magnifique couverture ce bleu nuit fait penser à la nuit des temps,  cet Homo Erectus avec ce regard intense, presque accusateur.

Un labo perdu en Afrique du Sud, une explosion et l’humanité est menacée, la faune et la flore se met à régresser, un retour vers le primitif.

Un virus pandémique, aucun vaccin !  Le Virus Kruger

comment ne pas avoir peur? Comment ne pas s’affoler ? La seule réponse ! la force!! Un instinct de survie depuis que l’homme existe, depuis le début de l’humanité.

Une histoire bien ficelée, crédible basée sur des faits existants,une erreur de manipulation est malheureusement humaine, les laboratoires hautement sécurisés ne le sont jamais totalement. Nous sommes complètement immergés avec les personnages, nous sommes dès le départ dans le vif du sujet, personne n’est épargné, l’urgence est d’éradiquer le virus, peu importe la façon, peu importe que l’histoire se répète, il faut parquer  les Homo Erectus. La différence fait peur. Ce livre nous expose la difficulté de gérer une pandémie d’ordre mondiale , une difficulté politique, financière ou la morale n’a peu de place, seul l’argent compte. Des personnages touchants, attachants et atypiques, d’un profond réalisme , une écriture scientifique mais vulgarisée, fluide

Un roman addictif qui nous fait entrevoir l’effroi, c’est une course contre la montre pour préserver l’espèce d’une contamination régressive qui prolifère à toute vitesse, rien ne semble l’arrêter, les continents sont infestés. la tension monte au fil des pages pour atteindre son paroxysme,un scénario apocalyptique surréaliste,  un thriller scientifique oppressant,  tant il est réaliste.

Et si l’humanité…recommençait.

Un livre que je conseille 420 pages de stress intense…

 

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merci pour cette réception

Citations :

« Éradiquer des micros organismes en perpétuelle évolution nécessitait u ne vigilance extrême. pour qu’une épidémie démarre il suffisait d’un seul microbe infectant un organisme unique »

 

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allez tous vous faire foutre Aiden Truhen Sonatine 8 novembre 2018 288 pages

auteur : pseudonyme d’un auteur anglais

 

Résumé :  « Ceci n’est pas un polar pour votre grand-mère, avec des gentils et des méchants. C’est un bouquin pour adulte. Et honnêtement, je dois dire qu’il est moralement répréhensible. Vous allez l’adorer, et à cause de cela, vous allez vous sentir coupable. Mieux vaudra ne pas le laisser traîner : les gens vous regarderont comme si quelque chose ne tournait pas très rond chez vous. Le mieux, c’est peut-être de le glisser dans un autre livre, avec des fleurs sur la couverture. Comme ça quand vous rirez personne ne se fera une piètre opinion de l’état de votre âme.

Jack Price est à la cocaïne ce qu’Über est au transport. C’est un criminel en col blanc, parfaitement organisé, avec une force de vente décentralisée et un produit de marque. Quand sa voisine du dessous se fait tuer, façon exécution, Jack doit savoir pourquoi. C’est une simple question de business et de sécurité personnelle, mais quelqu’un n’aime pas qu’il la pose. La preuve : les Sept Démons, probablement les sept personnes les pires de la terre, ont été engagées pour le liquider.

Grosse erreur.

Énorme erreur.

Parce que maintenant Jack n’est plus obligé de se contenir. Il n’a plus aucune raison de faire profil bas, aucune raison d’obéir aux règles.

Cette histoire raconte donc ce qui se passe quand un groupe de mercenaires internationaux s’en prend à un type relax et du genre bavard qui est en fait complètement barje.

 

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ressenti : 

Sauvage, déjanté, sans pitié. On vous présente Jack Price.

Un livre déroutant , un personnage complètement barré. Un texte à la première personne ou l’on suit les pensées de Jack Price mais c’est plutôt le chaos dans sa tête. Un sacré emmerdeur ce Jack, il est brut de décoffrage, grossier, et quand sa voisine du dessus se fait assassiner, cela fait désordre et il décide alors de mener l’enquête. Price aime sa tranquillité, celle ci est bousculée quand des truands veulent lui faire la peau. Jack aurait il mis les pied dans un sac de nœud ? Ce maigrichon, gringalet à défaut de posséder les muscles , possède la tête et question imagination il est très créatif. Un règlement de compte à la Tarantino ou l’on se demande si l’on doit rire ou rester perplexe !

Un livre qui se lit en apnée tellement les phrases sont longues, haletant accentué par le manque de chapitre, un livre ou il faut aller au delà du style, une conception inventive et novatrice. Pour l’histoire je m’attendais à plus, la superbe couverture semblait m’appeler et me plonger dans le noir, le gore, l’immoral, mais celle ci m’a parue peu aboutie, lisse et plutôt chaotique dans la narration ou alors je suis passée à coté.

Cependant c’est un thriller original, enlevé , un personnage haut en couleur, un polar satirique, particulier qui ne laisse pas indifférent.

citation : 

« c’est ça Al Qaida. C’est la permission d’etre un putain de connard au nom de Dieu »

 

Merci aux Editions SONATINE

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Bandidos Marc Fernandez Preludes éditions octobre 2018

Auteur : né en  en France, Journaliste depuis plus de 15 ans, il a longtemps été chargé de suivre l’Espagne et l’Amérique latine pour Courrier International.

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résumé : Le corps calciné d’une femme, une balle dans la nuque, est retrouvé dans un parc de Madrid. Diego Martin, journaliste d’investigation, connait la victime rencontrée  20 ans plus tôt en Argentine. Jeune reporter à l’époque , il avait couvert l’assassinat de son frère Alex Rodrigo, photographe tué selon le même mode opératoire, tué pour avoir pris en photo le visage d’un homme puissant proche du pouvoir voulant rester dans l’ombre. Deux meurtres identiques à des milliers de kilomètres de distances à deux décennies d’écart.

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Ceux qu’on croyait mort reviennent hanter ceux qui sont restés

 

Ressenti : Marc Fernandez reprend ses personnages fétiches de Mala Vida et Guerilla Social Club, des personnages attachants, touchants qui s’unissent à nouveau pour dénoncer une Argentine qui peine à se libérer des diktats de l’ancienne dictature.D’un fait réel comme point de départ, Marc Fernandez nous fournit une enquête précise, documentée, fouillée entre réalisme et fiction sur fond de corruption menée sur deux continents entre Madrid et Buenos Aires. Une écriture fine, journalistique, une lecture rythmée par les allers retours entre Espagne et Argentine qui font resurgir les démons du passé , une enquête dans l’urgence . C’est d’un réalisme saisissant, une écriture sans fioriture, claire, nette, précise, un polar historique captivant, bien ficelé. Un roman addictif sur fond de corruption politique, flics ripoux mais aussi une lutte pour la liberté de la presse intègre loin du pouvoir et de l’argent.

Un auteur dont j’ai aimé le style narratif et incisif, une belle analyse de la situation du pays.

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Merci  aux éditions Préludes pour cette réception.

Ce ne sont plus les militaires qui nous mettent en danger ils ne sont plus là depuis un moment et tant mieux. Mais d’autres les ont remplacés. Ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui qui font tout pour le garder, pour l’étendre . Et quand je parle de pouvoir , ce n’est pas seulement le pouvoir politique je pense mais aussi et surtout le pouvoir économique. En gros celui des plus riches; Les fusils se son tus, c’est vrai. Ils ont été remplacé  par un nouvel arsenal moins visible mais tout autant sinon plus dangereux : les transactions financières et les enveloppes de billet. Le dollar comme arme de destruction massive. L’argent fait plus de dégats qu’un rafale de kalachnikov

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Horrora Borealis Nicolas Feuz Livre de poche 2018

auteur : Nicolas Feuz est né en 1971 à Neufchâtel en Suisse, il a étudié le doit, obtenu le brevet d’avocat et exercé comme juge d’instruction. Aujourd’hui procureur de la République, il s’est lancé dans l’écriture de romans noirs en 2010.

résumé : Sur les rives du lac de Neufchatel, en Suisse, des coups de feu éclatent en plein festival de musique. Le site est évacué. La grande scène devient le théathre d’une prise d’otages. Un négociateur est dépéché sur place. Le groupe d’intervention de la police s’organise. Dans l’esprit de Walker , une seule question compte : Qu’est ce qui s’est passé en Laponie? Ses souvenirs sont flous. Mais il est clair que de longue date, il ne croit plus au père Noel. Et vous, y croyez cous encore?

 

« il fallait bien mourir un jour »

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ressenti : Horrora Borealis est un thriller puissant jusqu’à la nausée dont il est difficile de décrocher , 300 pages à toute vitesse, à un rythme effréné. on a le souffle coupé dès les premières pages l’hémoglobine nous lève le cœur, nous sommes immergés en plein massacre du Festi Neuch’. Le tueur du nom de WALKER demande un négociateur Marc  Boileau. Walker, amnésique depuis 13 ans a une phrase lancinante qui revient en boucle « Walker…qu’est ce qui s’est passé en Laponie? »

« la nuit sentait la mort, de cette odeur acre du sang frais au début de sa coagulation , de la chaleur persistante d’une splendide journée du mois de juin »

Nous remontons le temps entre présent et passé, peu à peu, l’auteur nous délivre une intrigue plus complexe que prévue ou l’urgence est palpable. Les Walker, une famille bien sous tout rapport dont les vacances au pays du Père Noel va tourner au huis clos angoissant au fin fond de la Laponie. Des personnages tourmentés  à la psychologie sombre, de la petite famille Walker au policier finlandais, en passant par le négociateur français, on se retrouve complètement bluffé, manipulé. Nicolas Feuz , par l’alternance des chapitres entre la Suisse et la Laponie, nous livre une atmosphère froide oppressante, une nuit interminable, la beauté glacée du paysage donne une dimension d’horreur, cauchemardesque. De révélation en révélation le final fait froid dans le dos, une putain d’histoire glauque. L’auteur nous livre une histoire courte, incisive au dénouement d’une vérité machiavélique.

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merci aux éditions le livre de poche pour cette découverte

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Inexorable Claire Favan Robert Laffont La Bête Noire Octobre 2018

Auteure : Claire Favan ,née le 12 avril 1976 en France, auteure du tueur de l’ombre et du tueur intime entre autres, thrillers ayant connus un beau succés

Une auteure adorable, abordable que j’ai pu rencontrer ce week end au Festival sans Nom de Muhouse, je n’ai pu résister à l’appel de son dernier livre Inexorable 🙂

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résumé :

Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer.
Inexorables, les conséquences des mauvais choix d’un père.
Inexorable, le combat d’une mère pour protéger son fils.
Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l’éternel coupable.
Inexorable, la volonté de briser enfin l’engrenage…
Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants.

Ressenti : Un risque pris par Claire Favan, un livre si différent mais pas pour autant moins noir, un système pointé du doigt, un roman  intime, émotionnel, avec la préface de Gabriel le fils de Claire Favan, petit garçon différent aux yeux des autres… un livre personnel qui tend vers la fiction, un livre noir , douloureux, un livre écrit avec le coeur, d’une écriture fluide et addictive, un livre émouvant qui parle à l’adulte que je suis. Une intrigue pesante, un harcelement qui peut etre une fatalité lorsque l’on n’a pas les armes, mais un livre aussi qui parle d’amour, l’amour d’une mère.

Dans Inexorable nous suivons Milo petit gars de 4 ans, dont le père a été arrêté violemment devant lui, Milo change du jour au lendemain, le gentil petit garçon devient une petite terreur, pour exorciser le traumatisme de l’arrestation, il n’a que la violence pour s’exprimer, il est incompris, rejeté, mis au ban des accusés même lorsque ce n’est pas lui, son dossier scolaire le poursuit,le brise. Milo n’arrive pas à contrôler sa colère , sa mère n’arrive pas à l’apaiser , la petite famille est pointée du doigt. Milo sombre dans un engrenage, une spirale sans fin. Cette mère qui peut parfois perdre foi en son fils va le défendre, le porter, se battre contre la stigmatisation, la persécution. Milo un adulte toujours aussi mal dans sa peau, qui paie les erreurs de son père, ancien détenu. Difficile de lutter , de faire face lorsqu’un système juge, pointe du doigt. Un phénomène sociétal, la peur de l’autre de la différence alors qu’il y a tant à apprendre de celles ci.

« Pour moi la différence, c’est lorsque même quand je n’avais rien fait, c’est toujours moi qu’on punissait. Et plus ils agissaient ainsi et plus je perdais le contrôle, et plus je leur donnais raison de le faire. »

 

 

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Toutes les femmes sauf Une Maria Pourchet Pauvert Fayard

résumé : Dans une maternité, une femme épuisée, sous perfusion. Elle vient d’accoucher d’une fille, Adèle, et contemple le berceau, entre amour, colère et désespoir. Quelque chose la terrifie au point de la tenir éveillée, de s’interdire tout repos : la loi de la reproduction. De génération en génération, les femmes de sa lignée transportent la blessure de leur condition dans une chaîne désolidarisée, sans merci, où chacune paye l’ardoise de la précédente. Elle le sait, elle en résulte, faite de l’histoire et de la douleur de ses aînées. Elle voudrait que ça s’arrête. Qu’Adèle soit neuve, libre.
Alors comme on vide les armoires, comme on nettoie, elle raconte. Adressant à Adèle le récit de son enfance, elle explore la fabrique silencieuse de la haine de soi qui s’hérite aussi bien que les meubles et la vaisselle. Défiance du corps, diabolisation de la séduction, ravages discrets de la jalousie mère-fille… Elle offre à Adèle un portrait tourmenté de la condition féminine, où le tort fait aux femmes par les femmes apparaît dans sa violence ordinaire.
Et c’est véritablement un cadeau. Car en mettant à nu, rouage après rouage, la mécanique de la transmission, elle pourrait parvenir à la détruire.

ressenti :

 « Adèle regarde où tu mets les pieds et casse la danse »

Un monologue d’amour et d’angoisse de Maria à sa fille tout juste née. Un monologue qui retrace la souffrance d’être une fille dans un système patriarcal où chaque femme retranscrit un schéma de génération en génération, un lien de violence, un monde de frustration, de désirs inassouvis, de regards durs des femmes entre elles, un roman sur la filiation. La jalousie de la mère pour la fille, le cri de haine de la fille pour la mere. Maria a besoin d’exorciser ce lien ancestral d’humiliation, d’oppression, de femmes soumises. Un récit de rage et de haine pour ces vies brisées inscrites dans les mémoires de mère en fille. Une colère contre la mère qui brise, bride, rabaisse. Pour Adèle, Maria decide de résister et veut une autre vie pour sa fille, elle veut » la liberté »pour son enfant, liberté de s’exprimer, de vivre, de rêver, de bonheur…un texte fort, une écriture tourmentée et dérangeante. Dans le contexte actuel être une femme est plus qu’une bataille, un combat sans merci..

Citation :

Juste avant, il y a ma mère. Et encore avant, sa mère, et la mère de sa mère, et toutes les filles avant elles. Les fortes, les pas faciles, les tondues, les mauvaises, les tordues, les saintes, les pendues au téléphone, les paysannes, les reines d’Angleterre, les presque belles, les trop, les Carmen, les battues, les conscientes, les increvables.

Merci aux éditions Fayard01--zVl8_400x400

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Organigramme Jacques Pons Hugo Thriller Coup de cœur rtl2018

Auteur : Français. Pour son premier roman il s’est inspiré du monde de la mode, où il travaille depuis 15 ans

Résumé : La vision sans exécution n’est qu’hallucination.
Telle est la devise du célèbre patron de la Maison Louis Laigneau, fleuron du luxe français. Martelée en chaque occasion, de séminaires de créativité entre beautiful people en conference calls des membres du CoDir, elle va également devenir celle d’un tueur dont le seul but est d’anéantir de façon brutale, méthodique et cruelle l’intégralité de l’entreprise et de ses salariés.
Quelles sont ses motivations ? Quelles sont réellement ses cibles ? Pourquoi un tel déferlement de haine froide ?
Une chose est sûre: rien ni personne ne sera épargné dans la réalisation de ce mortel projet.

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Ressenti : Jacques Pons nous emmène dans l’univers impitoyable de la mode, au sein de la maison Louis laigneau.

CRÉATIVITÉ VISION EXECUTION 

Un #organigramme bien huilé avec à sa tête le directeur qui tyrannise ses employés. En pleine fashionweek j’avoue que les personnages sont stéréotypés, la réalité dépasse la fiction. Un milieu d’apparence où chacun cherche à se rapprocher du sommet quitte à écraser l’autre. Pas d’humanité dans ce monde futile, où les faux semblants sont rois. Le personnel est un outil de travail acquis à la maison corvéable à merci. Le stress, les humiliations, le burn-out touchent les plus faibles, les coups bas, l’hypocrisie sont légions, la morale n’existe pas préserver la réputation de la maison de Luxe se fait au prix de l’humain. Mais les ficelles des managers se retournent contre eux, un tueur sévit, méthodique, il agit de l’intérieur, son seul but, faire s’écrouler ce Monde d’apparences. Qui est derrière cette terrible machination ?

J’observe tout, j’analyse tout , il est aisé de glaner toutes les petites informations croustillantes que je traite comme de l’engrais précieux qui fertilise les modalités de ma vengeance

Dès le début @ponsjacques donne le ton, exécution, disparition, suicide, et la machine est en marche. La peur, la psychose s’installent, la suspicion se lit sur les visages, les cadavres s’amoncellent et personne n’y peut rien. Le tueur évolue avec bonheur parmi ses congénères, qui ont détruit sa vie. Qui est-il? Difficile de démasquer ce tueur machiavélique que l’on découvre vers les dernières pages. Et là j’ai été bluffée…. J. Pons a écrit une trame originale bien menée fluide, les chapitres sont courts et addictifs, différents éléments accélèrent la lecture, l’alternance avec la voix du tueur qui se veut le dénonciateur du système qui broie au nom de la gloire et de l’argent, nous pousse vers l’urgence avant que l’organigramme ne s’effondre, plus les pages se tournent plus la tension monte et devient explosive. Réussira-t-on à arrêter le drame ? Un final insoupçonnable. Un très bon premier roman.

 

 

Citations : 

Vous êtes tous des pièces essentielles d’un mécanisme dont la force vous dépasse mais l’action sans idée n’est que perte de temps mais la vision sans exécution n’est qu’hallucination.

Merci aux éditions Hugo thriller pour cette réception

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Délicieuse Marie Neuser Fleuve Noir Août 2018

Marie Neuser , née en 1970 en France auteure de « prendre Lily », Prendre Gloria », « je tue les enfant français dans les jardins »

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Une « délicieuse » personne que j’ai pu rencontrée au 40ème salon du Livre sur la Place à Nancy.

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résumé : L’histoire commence ainsi : une femme parle à l’homme qu’elle aime. Devant elle : les restes d’un repas.

Plutôt que le papier elle a choisi l’écran.

A l’intimité d’une lettre, elle a préféré la vidéo et la multitude des réseaux sociaux. Cette femme, c’est Martha Delombre, psychologue criminelle habituée aux confessions les plus abominables. Ce’est désormais à son tour de se confesser. L’impudeur? Peu lui importe, car tout le monde doit savoir. A commencer par lui. Le traître. Peut on dire adieu à vingt ans d’amour fou en succombant à la première inconnue qui passe? C’est ce qu’il croyait. Au rythme des likes et des partages, traquant la fréquence des connexions, scrutant le pouls des commentaires. Martha la ténébreuse se montrera prête à tout pour continuer d’exister sans baisser la garde, jusqu’au point de rupture. Celui qu’on n’attendait pas et qui a le pouvoir de redistribuer les cartes…

ressenti :

Un coup de cœur d’une doucereuse violence.

« une confession noire » d’une force poétique, des mots qui arrachent les tripes, un amour monstrueux,  Un thriller psychologique d’une perversité machiavélique, un récit noir, une écriture crue et tranchante.

La confession d’une femme, d’une amante qui a besoin de se livrer à la face du monde pour se délivrer de la douleur qui la ronge. La peur d’un vide immense, une femme trompée par l’amour de sa vie, une femme qui perd pied, une vengeance qui s’insinue dans son être. Une mise à mort, une mise à nue douloureusement calculé, un point de non retour. Une femme  bafouée, une  rage contenue, une vengeance qui…se mange tendrement. Une tragédie digne de celles des mythologies. Rien de plus dangereux qu’une femme trahie dans son corps et son âme.

Ce n’est pas Martha ce visage qui te fait face , c’est un monstre tapi un monstre de jalousie, de mensonge, d’artifice, un ange exterminateur attendant son heure pour perpétrer le massacre de ceux qui l’ont bafoué

Des mots d’amour, de haine forts et poignants…  Un être psychologiquement déboussolé, émotionnellement mutilé par son homme.

Un style oppressant, dérangeant, un monologue que nous prenons en pleine face un peu voyeurs des réseaux sociaux, un dégoût s’installe mais nous ne pouvons nous retourner, les mots sonnent tragiquement en nous, une mise à mort d’une froideur déchirante d’un animal acculé. Une femme à la psychologie complexe ou deux êtres en elles se disputent. Une destruction finale. Un dénouement violent. Un point final. Noir.

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citations : …combien sont capables de regarder un homme, une femme en songeant que le monde entier porte son nom, que le temps , depuis son commencement jusqu’à sa fin prochaine porte son nom que chaque souffle de vie porte son nom…

 

…Elle se sera sentie comme une superhéroine volant au secours d’une pauvre queue n’égligée, une infirmière de la couille malaxée…

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L’égarée Donato CARRISI Calmann-Levy noir sortie le 3 octobre 2018 336 pages

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Auteur : Italien né à  Martina Franca , le 25/03/1973
Donato Carrisi est un romancier, journaliste,  scénariste italien,Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement
« Le Chuchoteur » (Il suggeritore, 2009), son premier roman, s’est vendu en France à plus de 300 000 exemplaires, a été traduit dans vingt pays et a remporté plusieurs prix littéraires, dont le prix SNCF du polar européen 2011 et le prix des lecteur Livre de Poche 2011.
Après « La fille dans le brouillard » (La ragazza nella nebbia, 2015), un thriller un peu plus classique, Donato Carrisi, renoue avec la série mettant en scène ses enquêteurs Marcus et Sandra dans « Tenebra Roma » (Il maestro delle ombre, 2016). (le tribunal des ames, Maléfico)

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résumé : Samantha, 13 ans enlevée par « Bunny », un homme à la tête de lapin, les yeux en forme de cœur. 15 ans après elle réussit à s’échapper, elle est prise en charge par le docteur Green, psychiatre qui fait appel à ses souvenirs. Genko détective privé sur l’affaire 15 ans plus tôt va de son côté mener l’enquête…

ressenti :

« Ils ne savent pas qu’ils sont des monstres »

 

Donato Carrisi dans l’égarée est au summum du thriller, du polar noir, au summum de la quasi perfection. Ce livre c’est un cauchemar éveillé, on entre dans la psychée de l’égarée, un labyrinthe obscur ou celle ci est enfermée, nous sommes perdus dans les méandres du cerveau de Samantha, nous sommes angoissés dans le labyrinthe de son cortex à chercher une sortie pour s’échapper. Son ravisseur, un pervers qui torture mentalement ses proies, les rend dépendantes. Un véritable psychopathe flippant à souhait, un sociopathe à la psychologie complexe et tourmenté, un esprit malade et maléfique, à la tête de lapin les yeux en forme de cœur.

 

« Mon domaine c’est la chasse et l’animal le plus difficile à chasser est l’homme »

Genko un détective attachant, à « l’instinct du prédateur ancestral » pugnace,marginal, cabossé par la vie, n’a plus rien à perdre, la médecine l’a condamné, il se rapprochera de Bunny, mais cela ne sera pas sans dommage collatéral…
Des personnages forts à la psychologie bien maîtrisée, un thriller angoissant, addictif, bien écrit, une écriture fluide, immersive, un rythme rapide, pas de temps à perdre, une course contre la mort,, l’adrénaline est à son paroxysme, un page turner puissant. Donato Carrisi nous happe dès le premier chapitre. La vérité est elle celle que l’on croit ? Ou l’auteur nous manipule et nous emmène vers de fausses pistes ? Il s’amuse avec les lecteurs pour finalement nous faire découvrir une vérité terrifiante. Un twist final machiavélique, qui nous prend aux tripes, notre cerveau malmené, le souffle court, le livre se ferme et nous pouvons relâcher la tension. Un coup de cœur magistral pour ce retour du chuchoteur.

« La nature humaine était capable … aussi de générer des abîmes obscures et nauséabonds »

« Heureusement les hommes meurent »

Sortie ce jour sans hésitation achetez le !!!
Merci aux éditions @calmann.levy j’attendais avec impatience cette sortie moi l’adepte des auteurs du Sud 😊, et je fus complètement bluffée par l’esprit tordu de l’auteur.

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