GLAISE

Franck Bouysse

livre de poche

auteur : né à Brive en 1965, Franck Bouysse est enseignant en Biologie à Limoges. Il voue depuis longtemps une passion pour la lecture de romans noirs, thrillers, une passion qui le pousse à écrire lui-même. En 2004, il publie un premier roman « La paix du désespoir »  en 2007, avec son premier roman noir « L’entomologiste » en 2008 « Le Mystère H. » grossir le ciel en 015

Résumé : 
Au pied du Puy-Violent dans le cantal, dans la chaleur d’août 1914, les hommes se résignent à partir pour la guerre. Les dernières consignes sont données aux femmes et aux enfants: même si on pense revenir avant l’automne, les travaux des champs ne patienteront pas.
Chez les Landry, le père est mobilisé, ne reste que Joseph tout juste quinze ans, en tête à tête avec sa mère et qui ne peut compter que sur Léonard, le vieux voisin. Dans une ferme voisine, c’est Eugène, le fils qui est parti laissant son père, Valette, à ses rancœurs et à sa rage: une main atrophiée lors d’un accident l’empêche d’accomplir son devoir et d’accompagner les autres hommes. Même son frère, celui de la ville, a pris la route de la guerre. Il a envoyé Hélène et sa fille Anna se réfugier dans la ferme des Valette. L’arrivée des deux femmes va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes.

Ressenti :

                   « On passa de l’été à l’hiver par un mince trait d’union teinté d’ocre et de rouge »

#glaise est un roman poignant rural entamé sous une orageuse lumière d’août, la fureur des canons de la grande guerre. Un drame saisissant où l’on s’épuise au travail pour éviter de penser à la guerre. Un roman noir ou l’auteur nous décrit le monde paysan, d’une plume riche et poétique, un monde brut, difficile, pauvre, gris, désolé sans fard où la violence fait rage autant sur les champs de bataille que dans les champs de blé.
Les mots et les maux claquent et résonnent en nous d’une vérité crue, bouleversante. Les drames ne sont que plus horribles et sordides. La misère, la désolation hante la campagne mais aussi l’espoir et les prémices de l’amour adolescents. Les mots de Franck Bouysse sont forts et puissants, une envolée lyrique dans la noirceur de l’âme humaine, de la bestialité faîte homme. Un petit village du Cantal où l’orage amorce une ambiance étouffante où ceux qui restent se déchirent, une tension palpable, une tragédie angoissante qui en laissera plus d’un dans la tombe. Et au loin dans les montagnes, une lueur d’espoir transperce le ciel…

Faut croire que ce qu’on a vécu enfant rien ni personne peut le retirer, que c’est pour toujours dedans.

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Je ne sais pas dire je taime Olivier Robin

Livre de poche

auteur : français né dans les Landes en 1976, auteur de « Bébé Requin » et « Super tragique », 
Il publie, en 2017, « Roland est mort ».

resumé : 


Paris, tu l’aimes ou tu la quittes. 
C’est une injonction quotidienne pour celui (ou celle) qui se retrouve la joue écrasée contre la vitre d’un métro bondé, qui slalome entre les traces d’urine et les crottes de pigeons, qui se fait bousculer sur le trottoir par un type mal dégrossi à qui il déboîterait bien une clavicule. 
Dans ce tohu-bohu parisien, Francine déterre un passé longtemps enseveli devant un guichet de mairie, Juliette espère un jour vendre autre chose que des chaussures à des gens qui puent des pieds, Joachim devient célèbre malgré lui en se faisant larguer en direct à la télé, Ben assiste à la décrépitude de son couple qui s’enlise dans l’ennui au fil des jours. 
Un chassé-croisé plein d’humour et de tendresse dans lequel chacun cherche son salut et espère entendre parler de sentiments, au cœur d’une ville épicentre de l’amour, où il est parfois difficile de se dire je t’aime. 
À tous les éclopés du cœur, les grands pudiques, les éternels passionnés, ce roman est pour vous. 

Ressenti :                   PARIS TU L’AIMES OU TU LA QUITTES

Paris, son métro, son effervescence, on suit différentes tranches de vie, Juliette trentenaire, célibataire, vendeuse de chaussures, Joachim, handballeur moniteur d’auto école larguée par sa copine en pleine heure de grande écoute dans une émission de télé réalité, , Francine, fille de « bien », une enfance qui refait surface à la soixantaine, et Ben qui après 7 ans de vie commune avec son mec, voit sa vie de couple sur la fin. Un texte rapide, fluide, court, attachant. Un roman où chaque protagoniste prend la parole, un chassé croisé de ses vies dans Paris intra-muros. Nicolas Robin nous parle de solitude, de blessures, d’hommes et de femmes à la recherche du bonheur. C’est drôle, léger, on s’attache aux personnages, on s’identifie. Un roman réaliste sur notre société, ses travers, un roman humain sur ces cabossés de la vie qui recherchent tous finalement la même chose : l’amour. J’ai découvert l’auteur avec ce livre, j’ai aimé sa plume, c’est frais, parfois cynique, bourré d’humour mais tellement humain. Je relirai. 

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J’irai tuer pour vous Henri Loevenbruck Flammarion 631 pages novembre 2018

Auteur : 

 
Henri Lœvenbruck, né à Paris le 21/03/1972  écrivain, parolier et scénariste. Auteur de thrillers et de romans d’aventure. il publie son premier roman en 1998 sous le pseudonyme de Philippe Machine et décide de se consacrer à l’écriture.
deux trilogies de Fantasy, « La Moïra » (2001-2002) et « Gallica » (2004), succès inédit pour un auteur français. Suivront de nombreux thrillers aux éditions Flammarion (« Le Syndrome Copernic », 2007, « Le Rasoir d’Ockham », 2008…)
En 2015, son roman « Nous rêvions juste de Liberté », salué par la critique, est en cours d’adaptation pour le cinéma.

Membre fondateur du collectif d’artistes La Ligue de l’Imaginaire, en juillet 2011, il est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

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JE SUIS LA BALLE DANS VOTRE FUSIL C’EST VOUS QUI TIREZ, C’EST MOI QUI TUE

Résumé : 1985 : Paris est frappé par des attentats comme le pays en a rarement connu. Dans ce contexte, Marc Masson, un déserteur parti à l’aventure en Amérique du Sud, est soudain rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l’état. Alors que tous les services sont mobilisés sur le dossier libanais , les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d’une seule personne … Jusqu’à quel point ces serviteurs, qui endossent seuls la face obscure de la raison d’Etat, sont-ils prêts à se dévouer ? Et jusqu’à quel point la République est-elle prête à les défendre?

« Il avait dans le regard cette lueur triste et grave cette sapience silencieuse, cette assurance sombre, celle des gens qui connaissent sur la vie et sur la mort ces choses crues que la plupart des hommes n’ont pas envie de connaitre . La douleur, la violence, la finitude »

Ressenti :

1985 : une vague d’attentats à Paris, des otages Français au Liban, une cohabitation politique. Marc Masson, militaire, déserteur, mercenaire , est recruté par la DGSE pour devenir un assassin pour l’Etat, un homme de l’ombre.

Henri Loevenbruck écrivain passionnant , passionné, un conteur captivant , charismatique, qui a la faculté déconcertante  de passer d’un genre à l’autre avec brio. Dans j’irai tuer pour vous Henri Loevenbruck a rencontré Marc Masson, un homme à la vie passionnante, un altruiste, un humaniste, un idéaliste révolté, prêt à tuer pour l’Etat, à tuer pour nous, un  homme d’exception.

« On n’éradique pas le mal, on le repousse seulement. Le mal sans cesse se réincarne sous de nouvelles figures, il est notre maladie et ne pas le combattre c’est refuser de se soigner. « 

J’irai tuer pour vous est un thriller politique au coeur du terrorisme, des services secrets, de la cohabitation Mitterand – Chirac , un cynisme de l’époque. 

Un roman en quatre parties , documenté, puissant, immersif. Un livre de 600 pages passionnant, haletant, une lecture addictive accentuée par des chapitres courts, une histoire réaliste entrecoupée des extraits du carnet de Marc Masson, une histoire intense, émotionnelle,  le parcours exceptionnel d’un homme de l’ombre, attachant, viscéral. Des rebondissements qui nous font réfléchir prendre conscience d’une époque , une tension palpable. 

« A coté de vous, parmi vous, sans que vous le sachiez toujours , luttent et meurent des hommes , les hommes du combat souterrain pour la libération. Tués, blessés, fusillés arrêtés, torturés… Saluez les , Français ! Ce sont les soutiers de la gloire »

Ce livre est un hommage à cet homme, ces hommes qui agissent pour l’Etat  pour notre protection , au péril de leur vie, sans rien enretour. J’irai tuer pour vous est également une belle histoire d’amitié entre l’auteur et le personnage, mais aussi une histoire d’amour d’un homme pour ses compatriotes, pour Pauline celle qui aima avec beaucoup d’abnégation ce monsieur hors du commun. 

Une histoire qui prend aux tripes , une fin qui m’a nouée le coeur et qui justifie ces trois ans et demi d’attente. 

« il se sentait bien auprès d’elle. Il y avait dans leurs échanges une sorte d’innocence qui berçait son esprit. Une bouffée de normalité. »

Merci aux éditions Flammarion

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Les assassins R.J. ELLORY le livre de poche Sonatine

auteur : Né à Birmingham  le 20/06/1965. Roger Jon Ellory est un auteur anglais de romans policiers et de thrillers. Il commence à écrire en 1987. Entre 1987 et 1993, R.J. Ellory écrit pas moins de vingt-deux romans, chacun lui valant des refus éditoriaux des deux côtés de l’Atlantique. Il devra attendre 2003 pour que son roman, « Candlemoth », soit publié. Et depuis, chaque année il publie un nouveau livre. Aujourd’hui il se consacre pleinement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, « The Whiskey Poets ». Son œuvre, populaire et plébiscitée notamment en France, est fortement ancrée aux États-Unis malgré les origines britanniques d’Ellory.

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Résumé : 

New York, 2006. Quatre homicides sont commis en quinze jours, selon des modes opératoires très différents. Seul John Costello, documentaliste inépuisable sur les tueurs en série, voit un lien entre eux. Il a en effet découvert que chacun des meurtres a été perpétré à une date anniversaire, celle d’un célèbre crime exécuté par un serial killer, d’après une procédure rigoureusement identique. Épaulé par Ray Irving, détective au NYPD, et Karen Langley, journaliste au City Herald, John va se livrer à la traque de cet assassin très particulier.

 

Ressenti :

« Vous ne pouvez pas rationaliser l’irrationnel. Nous ne sommes pas en train de parler de gens qui suivent les chemins convenus de la réflexion et de l’action, mais d’individus qui ont abandonné depuis longtemps tout ce qui passe pour la normalité »


En 1984, à 16 ans, John Costello ne savait pas qu’il vivait ses derniers instants de bonheur avec sa petite amie Nadia. Victimes du tueur en série « le marteau de Dieu », Nadia est assassinée, John après des jours de coma, reste à jamais marqué.

« Ce que l’on croyait posséder, on pouvait le perdre en un clin d’œil. Pour toujours. Ainsi allait la vie. »

En 2004, une vague de meurtres sévit à New York. Un serial Killer tue ses victimes selon le même Modus operandi des plus grands meurtriers de tous les temps de l’histoire américaine. Une longue route d’horreur parsème la ville de NY. Les assassinats tous plus horribles les uns des autres s’intensifient. On suit Ray Irving, inspecteur, homme solitaire, hanté par les morts qu’il n’a pu éviter, Karen une journaliste au caractère bien trempé, une femme de tête qui ne recule devant rien, et John, rescapé, être fragile et déterminé, assistant de Karen, il a fait la relation entre les différents meurtres du « commemorateur » et ceux des plus célèbres serial-Killers, John personnage ambigu aux manies etranges, à la mémoire hors norme.. Trois personnages attachants malmenés, avec leurs failles, leur volonté qui s’allient pour arrêter le cycle infernal. La traque s’engage, elle est ardue et éprouvante, les morts mis en scène, atrocement mutilés, tués sont une épreuve pour tous. On suit l’enquête, on émet des hypothèses, on doute. Ellory prend son temps pour installer la trame, le décor,l’ambiance. La tension monte au fil des pages, une enquête fouillée au plus près de la réalité, une réalité qui fait froid dans le dos. Ce livre c’est aussi un hommage aux victimes oubliées, la difficulté pour les survivants de continuer à vivre avec des questions sans réponses. Mais l’horreur fascine, les adorateurs collectionnent les souvenirs des tueurs en série, on en oublie l’essentiel les victimes. La violence nous emporte sur son passage, on cherche une porte de sortie, on est en apnée, la douleur nous inonde, on rage face à l’impuissance de la police muselée par des restrictions budgétaires, on reste sans voix face aux politiciens qui évitent de faire des vagues quand les élections approchent, et la nausée nous prend face aux fétichistes des tueurs en série. L’intrigue est bien menée, l’anxiété augmente, un véritable #pageturner sombre, glaçant, sanglant, un suspens haletant, un rythme effréné, pas de temps mort. L’écriture est fluide et addictive, les mots nous transpercent. J’ai été chamboulée, le cœur fracassé devant la folie humaine, l’absence totale de pitié, de compassion où de scrupules. Horrifiée par l’âme humaine. Un énorme #coupdecoeur pour ce livre, pour cet auteur, son écriture, envie de continuer ma découverte. Merci @stelphique pour ton obstination 😊, ma première #lc avec @calyenol une lc que j’ai adoré et que j’ai envie de réitérer.
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Nietzsche disait que quiconque se battait contre des monstres devait prendre garde à ne pas en devenir un lui même . Il disait que celui qui scrutait les abîmes était aussi scruté par l’abîme

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La nuit de l’ogre Patrick Bauwen editions Albin Michel 490 pages

auteur : Nationalité française, spécialisé dans le roman policier
Né(e) à : Aix-en-Provence , le 13/11/1968
Médecin urgentiste, il est responsable d’un service d’urgences dans une clinique à L’Isle-Adam, en région parisienne et vit une partie du temps aux États-Unis.

Son premier roman « L’Œil de Caine » (2006), Prix Polar des lecteurs du Livre de Poche. »Monster », a obtenu le Prix Maison de la Presse en 2009.

« Seul à savoir », prix Littré 2011

En 2017, il reçoit le Grand Prix des lecteurs Le Grand Livre du Mois et le Prix du Polar Babelio Albin Michel, pour « Le Jour du chien ».

En 2018, Chris Kovak dans « Le jour du chien », reprend du service dans « La nuit de l’ogre ».

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histoire : Chris Kovak, médecin urgentiste aussi sombre que séduisant, prend en stop une jeune femme blessée qui fuit au premier feu en abandonnant son sac.
Celui-ci contient du sang et une tête humaine dans un bocal.

Des sous sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovak, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.

La mort est un art.

Vous en êtes

le spectateur.

Et vous pourriez être

sa prochaine victime

Ressenti :

« Je suis le docteur Kovak. Je vis pour ces instants. La surprise. L’action. L’adrénaline. Cela agit comme une drogue, je n’ai pas eu ma dose. Il m’en faut plus. Un événement, n’importe lequel »

Et le docteur kovak va être entendu… quand une jeune fille apeurée monte dans sa voiture pour finalement descendre quelques rues plus tard, en oubliant un sac à dos, les ennuis commencent . Kovak un personnage attachant, atypique également flippant ,accro à la caféine , aux amphétamines va mener son enquête. Appeler la police? non!! Chris, réfractaire à l’autorité, un chromosome de l’insoumission qui l’exalte, va partir à la recherche de Justine , doublement motivé quand il apprend que c’est la fille de sa supérieure Greta Van Green. Les portes de l’enfer s’ouvrent et on tombe avec lui dans l’antre de la perversité humaine.

« Cette histoire me tient trop à cœur car ses ramifications s’étendent à ma propre vie et mes contradictions, j’y vois le coté obscur des étudiants médecine, leur fréquention quotidienne de la mort, cette douloureuse proximité avec la grande Faucheuse dont on parle peu, mais que l’on ressent pourtant de façon intime. La danse de la Blouse blanche et de la capre noire. »

Une ombre au chapeau melon , mystérieuse, insaisissable, traverse le temps, traverse les ages et sème les morts sur son passage. Des morts mis en scène pour en faire des photos postmorten, des trophées de chasse. Une ombre qui réveille le Chien. Deux psychopathes sur le même terrain n’est pas concevable, 2 tueurs dans les couloirs sombres de la faculté de médecine et les sous-sols parisiens rend l’atmosphère inquiétante oppressante. Pas de temps mort une course folle s’engage, une course contre la mort.

 » je n’ai peur de rien, je suis un danseur. Je danse avec la mort, je virevolte autour d’elle. Ma blouse blanche, sa cape noire. Nous évoluons sans le même ballet. Le médecin et la mort ont toujours formé un joli couple »

Patrick Bauwen nous a concocté,un thriller addictif, bien ficelé, horrifique, glauque. Une intrigue cauchemardesque, un véritable page turner d’un réalisme puissamment morbide, de rebondissements en rebondissements, le dénouement final nous donne la nausée, nous absorbe vers l’enfer, un puits ténébreux sans fonds, les abysses du mal.

« Tuez un homme , vous êtes l’assassin. Tuez en des millions vous êtes un conquérant, Tuez les tous vous êtes un Dieu »

Mon crédo de chaque instant :

Memento Mori

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Un auteur adorable rencontré au Festival sans nom 🙂

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rendez vous du mercredi…. Quel auteur j’emporterai, quel titre sur une ile déserte?

J’avais envie de plus, de se donner un rendez vous, une nouvelle thématique, un lieu d’échange, de partage autour des livres, de séries , films, la culture ou bien d’autres choses encore, je vais tâtonner, ou peut être abandonner tout dépendra de vous 🙂

Sur une Ile deserte….

 

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L’auteur pour moi Franck Thilliez c’est une évidence, le livre Deuils de Miel, car ce fut avec ce livre que j’ai découvert l’auteur depuis je ne me suis pas arrêtée, dès la sortie d’un nouveau Thilliez, je campe devant ma librairie 🙂

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Il a changé les codes du polar, du thriller, un nouveau souffle pour le roman noir français, il a donné l’impulsion à d’autres auteurs, et la littérature noire n’a plus à rougir face aux homologues américains ou anglosaxons45558430_302855727102881_359026031488663552_n

J’ai eu lors de salon la chance de le rencontrer, il est souriant, agréable, toujours un petit mot et j’adore son humilité, un Homme bien…

Merci à ceux ou celles qui ont bien voulu jouer le jeu 🙂 j’aime insta et ces moments d’échange sur nos lectures noires ou pas peu importe, l’important est de lire, donner envie ne serait ce qu’à une seule personne et pour moi c’est un pari gagné, alors je vous montre maintenant le livre ou l’auteur à embarquer sur une île pour vous

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@h_nany_31 avec Franck Thillier et Sharko

@beabookine49 avec Virginie Grimaldi et tu comprendras quand tu seras plus grande

@melfebe et tout Balzac (la base)

@deslivres_monunivers Virginie Grimaldi il est grand temps de rallumer les étoiles

 

@nataugrenierdirving John Irving  A prayer for Owen Meany

@emilieandbooks et le petit larousse illustré 2019 🙂

@ghisonyx tout Franck Thilliez , on va pouvoir se les préter

@calyenol et 5ème règne de Maxime Chattam qu’elle love énormément 🙂 🙂

@yvajo_lit et Bénédict Wells avec la fin de la solitude, sur une île déserte cela risque d’être compliqué

@les_lumieres_de_muriel l’ombre du vent de Carlos Ruiys Zafon livre que j’ai adoré

@drinettesm et Stephen King un incontournable également

@morgane.n.e.d.e.l.e.c avec Joel Dicker et la disparition de Stephanie Mailer

Un bon petit panel d’auteurs à lire, découvrir, redécouvrir, certains me sont inconnus d’autres furent d’excellentes lectures

Alors à dans 15 jours pour un #mercredipartage sur…on verra

 

 

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ERECTUS Xavier Müller XO Editions 426 pages sortie le 8 novembre 2018

auteur : docteur ès Sciences journaliste et écrivain

résumé : A Richards Bay en Afrique du Sud, c’est le choc. Un homme s’est métamorphosé. Il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus.

Bientôt, à New York, Paris, Genève, des HOMO ERECTUS apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population.

De quel Virus s’agit-il?

Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie?

Une scientifique française, Anna Meunier, se lance dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité.

Partout la question se pose, vertigineuse :

les erectus sont ils encore des hommes?

Faut il les considérer comme des ancêtres à protéger ou des bêtes sauvages à éliminer?

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ressenti : 

13 juin :  Afrique du Sud, alerte maximale,

agent pathogène: inconnu provoque une métamorphose

Mode de contamination : sanguine

période d’incubation : quelques heures

vecteur : inconnu

nom de l’agent : Virus KRUGER

un cauchemar planétaire

Une magnifique couverture ce bleu nuit fait penser à la nuit des temps,  cet Homo Erectus avec ce regard intense, presque accusateur.

Un labo perdu en Afrique du Sud, une explosion et l’humanité est menacée, la faune et la flore se met à régresser, un retour vers le primitif.

Un virus pandémique, aucun vaccin !  Le Virus Kruger

comment ne pas avoir peur? Comment ne pas s’affoler ? La seule réponse ! la force!! Un instinct de survie depuis que l’homme existe, depuis le début de l’humanité.

Une histoire bien ficelée, crédible basée sur des faits existants,une erreur de manipulation est malheureusement humaine, les laboratoires hautement sécurisés ne le sont jamais totalement. Nous sommes complètement immergés avec les personnages, nous sommes dès le départ dans le vif du sujet, personne n’est épargné, l’urgence est d’éradiquer le virus, peu importe la façon, peu importe que l’histoire se répète, il faut parquer  les Homo Erectus. La différence fait peur. Ce livre nous expose la difficulté de gérer une pandémie d’ordre mondiale , une difficulté politique, financière ou la morale n’a peu de place, seul l’argent compte. Des personnages touchants, attachants et atypiques, d’un profond réalisme , une écriture scientifique mais vulgarisée, fluide

Un roman addictif qui nous fait entrevoir l’effroi, c’est une course contre la montre pour préserver l’espèce d’une contamination régressive qui prolifère à toute vitesse, rien ne semble l’arrêter, les continents sont infestés. la tension monte au fil des pages pour atteindre son paroxysme,un scénario apocalyptique surréaliste,  un thriller scientifique oppressant,  tant il est réaliste.

Et si l’humanité…recommençait.

Un livre que je conseille 420 pages de stress intense…

 

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merci pour cette réception

Citations :

« Éradiquer des micros organismes en perpétuelle évolution nécessitait u ne vigilance extrême. pour qu’une épidémie démarre il suffisait d’un seul microbe infectant un organisme unique »

 

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allez tous vous faire foutre Aiden Truhen Sonatine 8 novembre 2018 288 pages

auteur : pseudonyme d’un auteur anglais

 

Résumé :  « Ceci n’est pas un polar pour votre grand-mère, avec des gentils et des méchants. C’est un bouquin pour adulte. Et honnêtement, je dois dire qu’il est moralement répréhensible. Vous allez l’adorer, et à cause de cela, vous allez vous sentir coupable. Mieux vaudra ne pas le laisser traîner : les gens vous regarderont comme si quelque chose ne tournait pas très rond chez vous. Le mieux, c’est peut-être de le glisser dans un autre livre, avec des fleurs sur la couverture. Comme ça quand vous rirez personne ne se fera une piètre opinion de l’état de votre âme.

Jack Price est à la cocaïne ce qu’Über est au transport. C’est un criminel en col blanc, parfaitement organisé, avec une force de vente décentralisée et un produit de marque. Quand sa voisine du dessous se fait tuer, façon exécution, Jack doit savoir pourquoi. C’est une simple question de business et de sécurité personnelle, mais quelqu’un n’aime pas qu’il la pose. La preuve : les Sept Démons, probablement les sept personnes les pires de la terre, ont été engagées pour le liquider.

Grosse erreur.

Énorme erreur.

Parce que maintenant Jack n’est plus obligé de se contenir. Il n’a plus aucune raison de faire profil bas, aucune raison d’obéir aux règles.

Cette histoire raconte donc ce qui se passe quand un groupe de mercenaires internationaux s’en prend à un type relax et du genre bavard qui est en fait complètement barje.

 

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ressenti : 

Sauvage, déjanté, sans pitié. On vous présente Jack Price.

Un livre déroutant , un personnage complètement barré. Un texte à la première personne ou l’on suit les pensées de Jack Price mais c’est plutôt le chaos dans sa tête. Un sacré emmerdeur ce Jack, il est brut de décoffrage, grossier, et quand sa voisine du dessus se fait assassiner, cela fait désordre et il décide alors de mener l’enquête. Price aime sa tranquillité, celle ci est bousculée quand des truands veulent lui faire la peau. Jack aurait il mis les pied dans un sac de nœud ? Ce maigrichon, gringalet à défaut de posséder les muscles , possède la tête et question imagination il est très créatif. Un règlement de compte à la Tarantino ou l’on se demande si l’on doit rire ou rester perplexe !

Un livre qui se lit en apnée tellement les phrases sont longues, haletant accentué par le manque de chapitre, un livre ou il faut aller au delà du style, une conception inventive et novatrice. Pour l’histoire je m’attendais à plus, la superbe couverture semblait m’appeler et me plonger dans le noir, le gore, l’immoral, mais celle ci m’a parue peu aboutie, lisse et plutôt chaotique dans la narration ou alors je suis passée à coté.

Cependant c’est un thriller original, enlevé , un personnage haut en couleur, un polar satirique, particulier qui ne laisse pas indifférent.

citation : 

« c’est ça Al Qaida. C’est la permission d’etre un putain de connard au nom de Dieu »

 

Merci aux Editions SONATINE

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Bandidos Marc Fernandez Preludes éditions octobre 2018

Auteur : né en  en France, Journaliste depuis plus de 15 ans, il a longtemps été chargé de suivre l’Espagne et l’Amérique latine pour Courrier International.

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résumé : Le corps calciné d’une femme, une balle dans la nuque, est retrouvé dans un parc de Madrid. Diego Martin, journaliste d’investigation, connait la victime rencontrée  20 ans plus tôt en Argentine. Jeune reporter à l’époque , il avait couvert l’assassinat de son frère Alex Rodrigo, photographe tué selon le même mode opératoire, tué pour avoir pris en photo le visage d’un homme puissant proche du pouvoir voulant rester dans l’ombre. Deux meurtres identiques à des milliers de kilomètres de distances à deux décennies d’écart.

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Ceux qu’on croyait mort reviennent hanter ceux qui sont restés

 

Ressenti : Marc Fernandez reprend ses personnages fétiches de Mala Vida et Guerilla Social Club, des personnages attachants, touchants qui s’unissent à nouveau pour dénoncer une Argentine qui peine à se libérer des diktats de l’ancienne dictature.D’un fait réel comme point de départ, Marc Fernandez nous fournit une enquête précise, documentée, fouillée entre réalisme et fiction sur fond de corruption menée sur deux continents entre Madrid et Buenos Aires. Une écriture fine, journalistique, une lecture rythmée par les allers retours entre Espagne et Argentine qui font resurgir les démons du passé , une enquête dans l’urgence . C’est d’un réalisme saisissant, une écriture sans fioriture, claire, nette, précise, un polar historique captivant, bien ficelé. Un roman addictif sur fond de corruption politique, flics ripoux mais aussi une lutte pour la liberté de la presse intègre loin du pouvoir et de l’argent.

Un auteur dont j’ai aimé le style narratif et incisif, une belle analyse de la situation du pays.

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Merci  aux éditions Préludes pour cette réception.

Ce ne sont plus les militaires qui nous mettent en danger ils ne sont plus là depuis un moment et tant mieux. Mais d’autres les ont remplacés. Ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui qui font tout pour le garder, pour l’étendre . Et quand je parle de pouvoir , ce n’est pas seulement le pouvoir politique je pense mais aussi et surtout le pouvoir économique. En gros celui des plus riches; Les fusils se son tus, c’est vrai. Ils ont été remplacé  par un nouvel arsenal moins visible mais tout autant sinon plus dangereux : les transactions financières et les enveloppes de billet. Le dollar comme arme de destruction massive. L’argent fait plus de dégats qu’un rafale de kalachnikov

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Horrora Borealis Nicolas Feuz Livre de poche 2018

auteur : Nicolas Feuz est né en 1971 à Neufchâtel en Suisse, il a étudié le doit, obtenu le brevet d’avocat et exercé comme juge d’instruction. Aujourd’hui procureur de la République, il s’est lancé dans l’écriture de romans noirs en 2010.

résumé : Sur les rives du lac de Neufchatel, en Suisse, des coups de feu éclatent en plein festival de musique. Le site est évacué. La grande scène devient le théathre d’une prise d’otages. Un négociateur est dépéché sur place. Le groupe d’intervention de la police s’organise. Dans l’esprit de Walker , une seule question compte : Qu’est ce qui s’est passé en Laponie? Ses souvenirs sont flous. Mais il est clair que de longue date, il ne croit plus au père Noel. Et vous, y croyez cous encore?

 

« il fallait bien mourir un jour »

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ressenti : Horrora Borealis est un thriller puissant jusqu’à la nausée dont il est difficile de décrocher , 300 pages à toute vitesse, à un rythme effréné. on a le souffle coupé dès les premières pages l’hémoglobine nous lève le cœur, nous sommes immergés en plein massacre du Festi Neuch’. Le tueur du nom de WALKER demande un négociateur Marc  Boileau. Walker, amnésique depuis 13 ans a une phrase lancinante qui revient en boucle « Walker…qu’est ce qui s’est passé en Laponie? »

« la nuit sentait la mort, de cette odeur acre du sang frais au début de sa coagulation , de la chaleur persistante d’une splendide journée du mois de juin »

Nous remontons le temps entre présent et passé, peu à peu, l’auteur nous délivre une intrigue plus complexe que prévue ou l’urgence est palpable. Les Walker, une famille bien sous tout rapport dont les vacances au pays du Père Noel va tourner au huis clos angoissant au fin fond de la Laponie. Des personnages tourmentés  à la psychologie sombre, de la petite famille Walker au policier finlandais, en passant par le négociateur français, on se retrouve complètement bluffé, manipulé. Nicolas Feuz , par l’alternance des chapitres entre la Suisse et la Laponie, nous livre une atmosphère froide oppressante, une nuit interminable, la beauté glacée du paysage donne une dimension d’horreur, cauchemardesque. De révélation en révélation le final fait froid dans le dos, une putain d’histoire glauque. L’auteur nous livre une histoire courte, incisive au dénouement d’une vérité machiavélique.

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merci aux éditions le livre de poche pour cette découverte

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