La Constance du prédateur

Maxime Chattam

Albin Michel

J’ai tout aimé dans ce livre, l’écriture, l’intrigue, les personnages, la fin. Tout est réussi de bout en bout.
Un Chattam retrouvé digne romancier de la trilogie du mal. Joshua étant un personnage marquant dans ma vie de lectrice.

« Vivante mais déjà morte »

Dès les premières pages l’auteur m’embarque dans une enquête qui s’annonce ardue, complexe, la nausée au bord des lèvres.
Je retrouve Ludivine au Département des Sciences et du comportement avec un nouveau chef Lucie. Un duo de femmes fortes, aux failles qui au fil des pages peu à peu se fendilleront.
Ludivine retrouvera son équipe, venue en renfort, toutes les technologies sont mises en place pour ne rien rater, ne rien négliger. Les explications sur les différentes méthodes de la gendarmerie pour confondre l’assassin rajoute au réalisme, de la profondeur à l’histoire.
Maxime Chattam prend son temps pour poser son intrigue, des détails perturbants, un tueur à travers les temps d’une insensibilité implacable.

La mine Hector, la Matrice du monde, le ventre nourricier, source de vie, le ventre de la mère, là où la vie s’est éteinte ou les fantasmes primales et la cruauté ont pris vie.

Un charnier inomable.
17 cadavres
La cellule Charon

Des personnages forts, à la psychologie développée jusque dans les abîmes du mal, et je n’en sors pas indemne.

Dans la tête de Ludivine quand celle ci se superpose à la victime , et c’est une souffrance physique et psychologique, une douleur incommensurable. Ça brise, détruit.

Ludivine expose ses errances, ses anfractuosités, ses fissures, ses blessures, elle a soif de justice, de réparation, d’équilibre.

« Les monstres naissent dans l’enfance, le mal implanté dans chaque fibre nerveuse se deploie »

Déroutant et perturbant quand l’esprit de Ludivine nous fait glisser dans l’ame noire du meurtrier, comme un funambule sur un fil en équilibre précaire, à flirter avec le mal, un basculement vers la folie, dans la perversité la plus infâme.

Un tueur méticuleux qui passe sous les radars, aux pulsions deviantes pour atteindre le plaisir ultime. une enquête qui ne me ménage pas c’est glauque, cru , hard. Ça me fracasse, je tombe du côté obscur, comment ne pas y laisser ma santé mentale face à l’horreur.

Une lecture qui te flingue, une intrigue recherchée, une plume accomplie.

En apnée le cœur qui pulse, l’angoisse qui monte, la tension oppressante jusqu’au paroxysme de l’insoutenable.
Et se raccrocher aux belles choses pour ne pas se laisser envahir par les abysses du mal…

J’ai aimé…c’est un euphémisme 😉

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. couriretlire dit :

    J’hésite à l’acheter…j’ai vraiment pas aimer le dernier de la saga…là tu me mets le doute

    Aimé par 1 personne

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