S’adapter

Clara Dupond-Monot

Livre de poche

sadapter

Le coeur au sol,
morcelé
Une famille unie
L’aîné, la cadette
Et puis le 3eme

INADAPTÉ

La vie d’avant oubliée
La vie d’après en souffrance

Les pleurs, l’incompréhension, la rage, la colère, le déni…
Un panel d’émotions qui éclate, qui te broie,
Tomber à genoux.

S’ADAPTER

au corps desarticulé, ce corps mou qui aspire toutes les forces, voile les regards.

Une fracture ou l’insouciance disparaît, s’éteint, reste un souvenir.
Un chaos dévastateur.
Un temps révolu.

L’aîné s’oublie, et donne sa protection exclusive à ce frère demuni.
La cadette crie sa colère, se révolte contre le destin. Elle a honte , hait l’inadapté. Il la dégoûte.
Les parents meurent un peu.

« C’était un être à mi chemin, une erreur, coincée quelque part entre la naissance et le grand âge « 

« S’ADAPTER COMME ON ÉPOUSE LES CONTOURS D’UNE GUERRE »

L’aîné lui fait découvrir la montagne, les pierres, la caresse du feuillage alors que la cadette se cogne, incapable de générosité, les poings serrés, le coeur froid et désert.

« L’innocence brisée, seuls face aux debris »

 » Si un enfant va mal, il faut toujours avoir un œil sur les autres, car les biens portants ne font pas de bruit, s’adaptent aux contours cisaillants de la vie qui s’offre, épousent la forme des peines sans rien réclamer. Ils seront les gardiens du phare, délestant les vagues mais tant pis, refuser serait déplacé. Un sentiment de devoir les guide. »

Et puis la mort…

Et le dernier, après le drame, le poids de l’absence de l’inadapté sur les épaules. Celui qui répare avec un vide en lui, son histoire familiale lui échappe. Alors il s’approprie la nature , les pierres et les bêtes, le ciel et les oiseaux. Une tendresse qui comble son précipice. Dans la montagne il sent ce frère invisible, son absence en forme de pays.

« Le dernier avait besoin de revenir à l’enfant « 

J’aurais pu le lire d’une traite mais je n’ai pas pu, les émotions m’ont submergée, la tempête fait rage dans mon cœur, je plie je m’éffondre.
Un livre court qui cisaille, les silences doux , la nuit noire froide et apeurée, ravalée les émotions, se tenir droite, pour ne pas pleurer.

Un livre bouleversant et délicat qui fait tomber les digues. Un drame raconté tout en pudeur et sensibilité.
Un texte noir et lumineux montrant la capacité d’adaptation de l’être humain, parce qu’il n’y a pas le choix malgré la douleur. Une ode à la beauté de la nature , un ode à ceux qui combattent la vie.Me

Merci au livre de poche et plus particulièrement à William pour ce livre emotionnel.

« Un blessé, une frondeurs, un inadapté et un sorcier »

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