Vert samba

Charles Aubert

Slatkine et Cie

#vertsamba

Au bord de l’étang de Thau, au sud de Montpellier,  je retrouve avec plaisir les personnages de #bleucalypso et  #rougetango.

« En ce monde confus
Je n’ai fait que rêver
Seul face à la mer »

Dès les premières lignes, un homme est assassiné par balle, sur une table à huître,  un tatouage néonazi sur le bras, très vite un 2ème meurtre à lieu, la victime ayant également un tatouage.
Une enquête aux retentissements terribles, la douleur  qui foudroie,  des personnages malmenés.
Des personnages qui nous ressemblent,  la solitude qui etreint, l’amour qui fait avancer mais la peur de l’engagement qui froisse,  l’amitié qui unit, la différence difficile à faire accepter, la difficulté de la filiation, le temps qui passe.  Des thèmes abordés avec pudeur.

Au delà d’une intrigue rondement menée, c’est un livre tendre, mélancolique, le chagrin de la vie, la désolation qui abat.

J’aime la plume de l’auteur,  sa poésie,  ses personnages principaux plein d’humanité.
Niels attendrissant dont je me suis sentie proche, son incapacité à communiquer, être en marge, marqué par son enfance, il se recroqueville, construit des murs autour de lui pour être inaccessible,  ne pas souffrir. Submergé par ses vieux tourments, et l’incompréhension du monde qui l’entoure.

Beaucoup d’émotions à cette lecture,  qui m’a vrillée le coeur. Une lecture si réaliste, des questionnements sur la vie qui s’étiole,  la nature que l’on fracasse,  que l’on étouffe, que l’on brûle, celle qui nous nourrit,  dont on s’est servi, rejeté mais une terre nourricière qui reprendra ses droits, qui nous survivra.
Un monde en pleine effervescence qui s’éteint.

Un déferlement d’interrogation sur le sens que l’on donne à notre existence, les moments qui nous échappent,  le temps que l’on ne prend plus pour se poser, regarder le ciel, l’eau et ses reflets.

Se nourrir des instants hors du temps  une parenthèse loin des gens. Besoin de calme, s’arrêter de courir, sortir sous la pluie l’accueillir comme un soulagement,  une delivrance.

Une plume poétique tout en douceur,  juste. S’approprier les mots, les laisser  pénétrez en soi.


« Et puis déposer l’armure et les armes.
JUSTE VIVRE »

« Le temps va jouer pour nous. Je n’y croyais pas beaucoup. Je trouvais que ça faisait longtemps qu’il avait arrêté de jouer pour nous. Il suffisait, pour s’en convaincre de se regarder dans une glace. Compter les rides, ces cicatrices. Suivre du bout des doigts les vallées de larmes, et les plis d’amertume qui transformaient chaque jour un peu plus nos sourires en grimaces »

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