Autopsie d’un drame

Sarah Vaughan

Préludes éditions

« Pourquoi donc nos peurs s’exacerbent-elles au coeur de la nuit, pourquoi nos angoisses les plus enracinées choisissent elles ces heures silencieuses pour remonter de notre subconscient »

Liz, pédiatre dans un centre hospitalier, est parfois confrontée à des parents maltraitants. Au moindre doute « un lanceur d’alerte » est fait à la police et l’aide sociale.

Alors quand son amie Jess, évasive, arrive à l’hôpital avec sa petite fille Betsey, dont un traumatisme crânien est détecté, Liz à contrecœur va devoir signaler son amie.
c’est le protocole, son travail est de protéger l’enfant. Pourtant elle ne peut y croire. Pas son amie, si aimante, si mère poule, si patiente avec ses trois enfant, dont un avec un tdha.

« Pourtant, elle ne peut pas garantir la sécurité de sa fille, parce que la plus grande menace, c’est elle qui la constitue »

Mais pas de doute Jessica, paraît coupable, son discours est ambigu, changeant.

Liz à la recherche de la vérité, va voir son passé ressurgir. Sa mère n’a jamais été aimante mais plutôt détestable, laissant à ses deux enfants un traumatisme profond, des vérités cachés, dont le voile va s’étioler
Liz va s’employer à comprendre son amie et l’aider.

L’auteure avec ce thriller domestique nous prend dans ses filets, j’ai aimé l’alternance entre le ressenti de Jessica et celui de Liz.
Immergée dans ce roman, j’ai douté jusqu’au bout.
Une enquête sur la maltraitance, un sujet délicat qui laisse des traces, reveille la culpabilité de ceux qui n’ont rien vu ou qui n’ont pas voulu voir entendre la détresse psychologique d’une femme.

Ce roman est touchant, traité avec beaucoup de sensibilité, qui fait écho.
L’angoisse monte crescendo, un malaise s’installe.

Au fil des pages la réalité nous apparaît poignante, et, laisse des traces indélébiles, on mesure la charge mentale qui pèse sur la mère au foyer.
Une femme, une épouse, une mère qui se doit d’être exemplaire, qui s’occupe de la maison, des enfants mais c’est aussi celle qui n’a jamais de temps pour elle, qui n’est jamais secondée et qui affronte seule les problèmes du quotidien.

Une femme épuisée.

Sarah Vaughan a abordé ce roman avec réalisme, la mère au foyer se retrouve souvent isolée du lien social, la détresse psychologique peut tout faire basculer.
Je ne cautionne pas mais je comprends.

On ressent la souffrance, l’illusion pour donner le change alors que le stress gagne, et peu faire glisser vers la folie.

Une écriture fluide, qui fait de ce roman, un roman addictif, qui me parle, parle à toutes femmes.
Un roman qui donne la chair de poule tellement il est facile de tomber…du côté obscur.

A lire.

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Merci pour cette critique très émouvante. Je vais lire ce livre bouleversant certainement.
    bises

    Aimé par 1 personne

  2. Je l’ai reçu avec Babelio, j’ai hâte de le débuter, d’autant plus après avoir lu ton joli retour ! 😃

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  3. Après ce n’est que mon ressenti 😊 j’espère qu’il te plaira 😉

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