Je serai là

L’homme étoilé

Calmann-Lévy

En 2020 j’ai découvert ce Grand Monsieur avec son roman graphique #alavie, il m’a emue, il a changé mon regard sur les soins palliatifs qui pour moi étaient synonymes de mouroir. Ce grand tatoué fan de musique, fan de Queen m’a fait pleurer et sourire. Il a ouvert les vannes de mon petit cœur (oui j’en ai un), mis mes émotions à vif.
Alors pour son deuxième, je me suis dit #jeserailà
Dans ce deuxième opus, Xavier, @l’hommeétoilé nous parle de son parcours, ses études, la naissance de sa vocation.
Au delà du médoc qu’il administre il est là, il écoute, donne la main, il accompagne avec tendresse et empathie.

« Aujourd’hui je sais que si je ne peux promettre une fin idéale, je peux garantir une main tendue, une oreille attentive, un regard compatissant et tendre »

J’ai aimé Paulette qui lui fait prendre conscience que

« l’hôpital est vraiment le lieu le plus impudique qu’il soit…te réduisant à une collection de symptômes et de paramètres « 

alors que son seul besoin était d’entendre la vie qui continuait au delà des fenêtres du milieu hospitalier.

On découvre les blessures de Xavier, celle de la main qu’il n’a pu tendre à son grand père.
Toujours ses mains qui couraient sur les bras de sa Nenenne pour se faire comprendre, elle qui a la fin de sa vie ne parlait plus, mais passait sa main avec douceur sur les bras de son arrière petit fils, l’importance du toucher,de la parole silencieuse des mains

Et puis Lucie et sa demande d’euthanasie, qu’il n’arrivait pas à accepter, qu’il ne pouvait laisser partir dans un état de détresse. Un sentiment d’échec qui l’a suivi douloureusement avec culpabilité. Pourtant il faut comprendre que parfois la détresse est trop intense pour penser à continuer, il l’a entendue, écoutée, tenue la main.

Ce choix d’être infirmier c’est un peu « sa réparation », un cheminement qui s’est construit avec ses collègues, ses patients, son vécu personnel.

Xavier est là, toujours avec beaucoup d’humanité.

Un graphisme sobre, des traits purs, nets, l’essentiel qui retranscrit les emotions, et puis l’épilogue avec Alma elle aussi bédéiste et aide soignante, qui s’interroge, se questionne sur la stimulation de Xavier à travailler en soin palliatifs, lui qui est constamment confronté à la mort, c’est déprimant.

Mais la vision de Xavier diffère, il aide à ce que ses patients partent bien, et eux lui apprennent à « aimer la vie ».

Le graphisme d’Alma est plus en rondeur, plus coloré plus féminin. L’association des deux font un tout rempli de douceur.

Je n’ai pas pu retenir ma larme, mais ce n’est pas grave, les emotions sont là, les mots justes, tristes mais aussi plein de tendresse.

Merci Xavier….

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