Rapsodie des oubliés

Sofia Aouine

Livre de poche

« Ma rue raconte l’histoire du monde avec une odeur de poubelles.  Elle s’appelle rue Léon,  un nom de bons Français avec que des métèques et des visages brun dedans »

Barbès,  la goutte d’or,  sa violence, son odeur, la prostitution,  la radicalisation.
Pas de fenêtre ouverte sur le soleil, la lumiere, que du gris, des pleurs, des rêves brisés, la violence.
Barbès et son monde en souffrance,  ceux que l’on a parqués, ceux que l’on a oubliés.

Et puis Abad, 13 ans, exilé du Liban avec sa famille,  son innocence, gamin des cités qui se forge une carapace,  qui ouvre son cœur, son envie de grandeur,  son envie d’amour,  son cri d’espoir.

Abad qui observe et parle de son monde avec gouaille et lucidité,  une verve tendre et acide à la fois.
Et puis le foyer,  les femmes sur sa route qui lui donne du bonheur, de l’espoir et de l’amour aussi,  Colette, Gervaise, Mme Furteman, des femmes blessées, des personnages emouvants.

A ses côtés on l’écoute s’exprimer,  à la fois attendrissant,  drôle,  brut,  vrai

A ses côtés on aimerait lui tenir la main, enlever les embûches de son chemin

A ses côtés on aimerait lui donner l’espoir,  sur le fil le tenir pour ne pas tomber

A ses côtés on aimerait lui donner l’amour,  allumer les étoiles dans ses yeux grands ouverts

A ses côtés on aimerait lui promettre un avenir heureux…

L’auteure,  avec son ecriture percutante,  authentique,  m’a assommée, sonnée, je suis sortie de cette lecture touchée par ce petit bonhomme qui ne rêve que d’amour et de liberté.

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