Nichel Boys

Colson Whitehead

Albin Michel

Rentrée Août 2020

RESSENTI :

#nickelboys
@colsonwhitehead
@editionsalbinmichel

« La violence est le seul levier qui soit assez puissant pour faire avancer le monde »

Colson Whitehead s’est inspiré d’une Histoire vraie, celle de l’école de Dozier, il nous décrit le racisme, la violence, la ségrégation. Il dénonce, relate les faits. Il se fait la voix de ceux réduits au silence.
« LA Nickel Boys » un lieux de sévices où les tombes fleurissent.
L’enfer de la violence fait rage, la desilludion règne c’est une tragédie bouleversante, bien documentée.  C.W. nous déchire, et anéantit notre foi en l’humanité. On descend vers les ténèbres, il est difficile de se construire, se reconstruire quand l’horreur détruit.


Brisés,  déformés,  inaptes…

Dans la Floride segrégationniste des années 60, la population noire se met à espérer un jour de vivre à côté de la communauté blanche,  portée par la force des discours de Martin Luther King.
Elwood Curtis jeune noire américain se nourrit de ce rêve,  cet espoir de liberté.  Lui le jeune « nègre  » va intégrer une université américaine.
Le rêve n’est que Chimère lorsque la veille,  Elwood se trouve au mauvais endroit au mauvais moment et sera accusé d’un délit qu’il n’a pas commis sauf celui d’être noir. Il va intégrer la « Nickel Boys » une école de la seconde chance pour les délinquants mineurs blancs et noirs, y rencontrer Turner mais là aussi la ségrégation se fait violente, et d’autant plus qu’elle l’est sous couvert de l’autorité.
Elwood, idéaliste,  croyait au bien, en l’égalité,  Turner était son opposé il avait la hargne,  la rage, et surtout aucun espoir. Mais une belle histoire d’amitié va se créer entre ses deux êtres.
Elwood avait un destin,l’ infini des possibles. Mais l’institution marque au fer rouge même libérés ils n’en sortent jamais.

Mais 250 pages c’est trop peu, l’attachement aux personnages est venu bien trop tard, dans le dernier tiers, j’aurai aimé aller plus loin dans la loi Jim Crow,  dans les droits civiques des noirs, être moins dans la retenue. L’ écriture fut pour moi parfois trop chirurgicale, moins dans l’émotion peut être par pudeur.
Ce livre reste très bon et est un plaidoyer pour les oubliés de l’histoire.

MERCI AUX EDITIONS ALBIN MICHEL

6 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Je l’ai terminé et j’ai trouvé ce roman poignant, sublime. Si peu d’espérance, tant de violence, on éprouve colère et révolte. ça remue ! 🙂

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  2. Totalement Frédéric, je ne dis pas le contraire mais il m’a manqué un peu plus 🙂 bonne soirée 😘
    (C’est ça je pense quand on en attend trop)

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  3. Emma dit :

    J’avais peur qu’il soit trop bon car j’ai encore le précédent à lire 😉 Je vais m’en tenir à ce petit truc qui manque pour le moment car cette rentrée est très riche en bons bouquins. Bisous ma belle ♥

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  4. J’avais publié un commentaire il y a dix jours mais je trouve que ton ressenti sur ce livre est très bien vu également. Il est court en effet, sans doute aurait-il mérité d’être un peu plus long pour que l’on creuse davantage certaines situations. 🙂

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  5. Après je pense que c’est un souhait voulu par l’auteur, c’était plutôt de suggérer la violence subit parfois la suggestion est plus forte que les mots. L’important je crois était de dénoncer ce que l’on a « mis sous le tapis » pour éviter de recommencer.
    je le relirai.

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