Dévorer les ténébres

Enquête sur la disparue de Tokyo

Richard Lloyd Parry

Sonatine

Sortie 6 Février 2019

Richard Lloyd Parry est un journaliste et écrivain britannique

Résumé :

L’histoire vraie d’une jeune femme disparue dans les rues de Tokyo et du démon qui l’a engloutie.
Lucie Blackman est grande, blonde et sévèrement endettée. En 2000, l’été de ses 21 ans, cette jeune Anglaise travaille dans un bar à hôtesses de Roppongi – quartier chaud de Tokyo – lorsqu’elle disparaît sans laisser de traces. Ses parents lancent alors une vaste campagne de mobilisation pour la retrouver. L’enquête des autorités japonaises est bien vite sujette à caution. Veut-on vraiment savoir ce qui s’est passé ?

Journaliste, Richard Lloyd Parry se passionne pour l’affaire et décide de savoir ce qui est arrivé à Lucie. Il s’immerge donc dans le Tokyo interlope, où il va aller de surprises en surprises. Au terme de ses investigations, il nous rapporte un document époustouflant sur les aspects les plus sombres et les moins connus de l’âme japonaise. Depuis l’industrie du sexe jusqu’au fonctionnement sidérant de la justice, il lève ainsi le voile sur une ville hantée par le mal, aussi fascinante qu’effrayante. Au cœur de cette toile invraisemblable, la figure d’un mystérieux millionnaire, véritable figure du vice sur lequel vont se porter tous les soupçons. Espionné, menacé, attaqué en justice : rien n’arrêtera Richard Lloyd Parry dans sa recherche de la vérité.

Je ne lis jamais d’histoires vraies, elles ont une dimension plus humaines, on met un visage, un nom, on s’identifie, on a de l’empathie, on souffre dans sa chair.

Cette histoire l’est d’autant plus, qu’elle touche une jeune femme de 21 ans, assassinée à Tokyo. L’age de ma fille, pas un age pour mourir, un age pour profiter, rire, vivre.

Mais Lucie Blackman aura toujours 21 ans, sa vie s’est arrêtée, ses rêves se sont brisés.

Jeune anglaise partie avec sa meilleure amie, dans l’espoir de gagner assez d’argent pour payer ses dettes, en devenant « hôtesse ». Une connotation pas comme en l’entend dans notre monde occidental. Hôtesse, dans le monde asiatique, c’est écouter les hommes sortant du travail, leur servir un verre, allumer leur cigarette, faire la conversation.

L’auteur , a mené 10 années d’enquête, il était important pour lui de rencontrer la famille de Lucie, de raconter sa vie. Que Lucie ne reste pas cette photo sur papier glacé, lui donner une âme, mettre des émotions sur ce visage, ne pas l’oublier.

Parler de la vie des Blackman, de Lucie jeune, sa relation aux autres, ses amies, le divorce de ses parents. De suivre le père de Lucie, Tim Blackman et sa soeur, se rendre au Japon à la recherche de la vérité. Il était important pour cet homme d’aller au delà du voyeurisme des médias, mais aussi se servir de leur poids pour que le meurtre de sa fille ne tombe dans l’oubli.

R.L. Parry va essayer de rétablir une partie de la vérité en remontant les faits, avoir une vision plus large de l’enquête. Une enquête qui colle plus à la vérité que celle relatée dans la presse il y a 20 ans. Un travail chirurgical, découpé au scalpel, sans jeu de mots cynique.

Comprendre les moeurs de Tockyo, plonger dans les ruelles de Rappongi, un quartier chaud, ou les bars à hotesse sont légions. Le quotidien de Lucie au sein d’un de ces bars, les relations qu’elle pouvait entretenir avec ces hommes. La stérilité de l’enquête de la police Japonaise,un fonctionnement sidérant, un procès qui dura des années, un retentissement politique.

Un Japon sombre loin de cette image surannée, que l’on peut toujours avoir de ce pays. Une industrie du sexe dans un pays pudibond, mais une industrie contournée par des mots qui enjolivent, une façon de ne pas reconnaitre les vices.

Un livre qui va au delà d’une disparition,et qui raconte aussi la reconstruction après un deuil, une reconstruction différente, pas toujours comprise des tabloids qui juge sans égard.

Les conséquences de cette disparition, l’éclatement d’une famille, l’incompréhension. Des images qui collent à la rétine lors de la découverte du corps de Lucie, la nausée au bord des lèvres.

Une quête de justice, un meurtre toujours pas reconnu même si le principal suspect Joji OBARA, un millionnaire dépravé,a été reconnu pour d’autres disparitions, mais pas celle de Lucie, le 16 décembre 2008 la Haute Cour de Tokyo, à l’issue de deux procès, a cassé le jugement en instance pour l’affaire Blackman et l’a renvoyée devant le tribunal.

Un récit captivant, une enquête méthodique, lire « Dévorer les ténèbres » c’est tomber dans l’horreur, la peur et la monstruosité humaine. « Dévorer les ténèbres » c’est être engloutie par la douleur, tomber sans fin vers la tristesse.

Merci aux éditions Sonatine pour cette réception tout en émotion

je vous invite à lire également le ressenti de « lireetcourir » https://lireetcourir.com/2020/02/03/devorer-les-tenebres-richard-lloyd-parry/

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. stelphique dit :

    C’est vrai que c’est tout en émotions cette lecture! J’ai du mal parfois💔

    J'aime

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s