On ne meurt pas d’amour

Géraldine DALBAN MOREYNAS

Plon

septembre 2019

résumé : Elle vient d’emménager avec son homme. Dans un grand loft blanc qu’ils ont retapé. Elle doit se marier au mois de juin. La date est bloquée sur le calendrier de l’entrée. Il va emménager avec sa femme et sa petite fille au deuxième étage du bâtiment B. Les travaux sont presque terminés. Ils se croisent pour la première fois un dimanche de novembre, sous le porche de l’entrée. Elle le voit entrer, il est à contre-jour. Elle sent son corps se vider. Il la regarde. Il a du mal à parler. Plus tard, ils se diront que c’est à ce moment-là que tout a commencé. Ils se diront qu’il était vain de lutter. Il y a des histoires contre lesquelles on ne lutte pas.

  • elle » va se marier, elle habite le loft du rez de chaussée avec lui.
    « il » est marié et a une fille. Il emménage avec elles au deuxième étage.
    Elle et il.
    Il et elles.

    Un roman d’attraction des corps, une alchimie dès le premier regard, une dépersonnalisation qui rend ce livre jouissif. « ne plus faire l’amour.
    Autant arrêter de respirer, de boire, de manger.
    Autant arrêter de vivre.

    L’un sans l’autre ils ne sont rien. L’un avec l’autre ils sont tout. Une dépendance physique inéluctable.
    Comment lutter lorsque le désir est obsessionnel, comment ne pas sombrer quand l’issue est destructrice. L’amour sans limite, les corps qui s’emmêlent et se démêlent.
    Se fondre l’un dans l’autre.
    Une attirance chimique incontrôlable, une envie animale de se toucher.
    Vivre sans elle c’est l’enfer,
    Vivre sans lui est un manque insupportable « ils se dévorent, ils se mangent, ils se lèchent, ils s’avalent »

    on est dans l’urgence lorsque l’on sait que ce roman dure 18 mois, une écriture hachée, une violence dans l’acte d’amour, une force dans le déchirement. Une écriture sans fard, cru, orgasmisque. J’ai beaucoup aimé le style brute, l’histoire des corps avides de caresses, l’impossibilité de rompre, l’extase jusqu’à la douleur et puis « il » et « elles »…

Merci aux éditions Plon pour cette réception

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