Le collectionneur

Fionna CUMMINGS

Livre de Poche

Slatkine et Compagnie

Résumé : Le collectionneur mène une double vie. Monsieur Tout-le-monde dans l’une, il est, dans l’autre, le gardien d’un musée secret qu’ont constitué son père et son grand-père avant lui, une collection d’ossements humains. Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Et il y a à Londres deux enfants atteints d’une maladie génétique orpheline qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, la maladie de l’homme de pierre.
Avec un style-cutter aussi efficace que glaçant, Fiona Cummins plonge dans l’âme du psychopathe. 

Ressenti :

Des enfants disparaissent.
Un collectionneur particulier.
Des couples qui se délitent.
Une policière qui se bat avec ses démons.
Et la trame est posée… « la beauté est dans l’imperfection »

VOLER l’enfant
ENLEVER la peau
LAISSER les insectes à viandes se délecter de la chair
EXPOSER le squelette enfin mis à nu.

Une collection qui se transmet de père en fils.
Une collection d’os, la pièce ultime : un squelette représentant « la fibrodysplasie ossifiante progressive », ou plus vulgairement la maladie de l’homme de pierre.

Des séquences atroces, un collectionneur au plus près de ses victimes, un collectionneur qui passe inaperçu, un Monsieur Tout Le Monde complètement tordu, une hérédité morbide et terrifiante.

« même l’usure du temps ne peut étouffer les frissons qui enflent en lui tandis qu’il contemple l’œuvre de toute une vie »

On suit ses pas, l’odeur de la mort l’accompagne, nos sens sont en éveil, l’angoisse monte, le souffle court, l’envie de crier nous étouffe.
L’enfant repéré disparaît, le désespoir des parents nous atteint. Et la course effrénée pour le retrouver rend ce livre aux chapitres courts, haletant. On ressent l’urgence glaçante dans nos veines.
L’auteure joue avec nos émotions, la peine nous inonde, la peur nous terrasse.
Horriblement glauque.
Un récit précis et acéré quasi chirurgical.
Finement bien écrit dont on n’a pas fini d’entendre parler
À lire absolument

« La beauté est dans l’imparfait »

Merci aux éditions du livre de poche

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Ah tu viens également de le chroniquer super.

    Aimé par 1 personne

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