Les fils de la poussiere

Arnaldur Indridason

Points

3/10/2019

Auteur : né en islande à Reykjavík , le 28 janvier 1961

Arnaldur Indriðason est diplômé en Histoire . Journaliste puid scénariste indépendant. Aujourd’hui, il est l’auteur de romans policiers dont plusieurs sont des best-sellers. 

Histoire : Daniel, quadragénaire interné dans un hôpital psychiatrique de Reykjavik, se jette par la fenêtre sous les yeux de son frère Palmi. Au même moment , un vieil enseignant, qui a eu Daniel comme élève dans les années 1960 meurt dans l’incendie de sa maison. Palmi, rongé par la culpabilité , cherche à découvrir la vérité tandis qu’une équipe de policiers mène l’enquête officielle. Aux cotés du premier de la classe Sigurdur Oli et d’Elinborg, un certain Erlendur apparait

Ressenti : Le premier roman d’Arnaldur Indridason écrit en 1997, la première apparition du taciturne et taiseux Erlendur , assisté d’Elinborg et Sigurdur Oli.

Un suicide dans un hôpital psychiatrique.

Le meurtre d’un vieux professeur brûlé dans l’incendie de sa maison.

Deux morts différentes, sans rapport, enfin sauf que…

Palmi, le frère du suicidé est persuadé que la mort de son ainé est un meurtre, ses derniers propos étaient incohérents, et ne lui ressemblaient pas. Dans ce premier livre Palmi ferait presque de l’ombre à Erlendur. Il suit de près l’enquête des policiers en les assistant . L’intrigue avance au fil des pages peu à peu , un rythme lent qui s’accélère pour nous laisser aucun temps mort, à perdre haleine. Une ambiance qui signe la patte de l’auteur. Mais « les fils de la poussière » au delà du polar SF c’est une analyse fine et sombre de l’Histoire d’un pays, une part d’ombre que l’on aimerait oublier , cacher ce que l’on ne veut montrer, ériger une vitrine de réussite, oublier ses enfants que la pauvreté, laissent dans les rues, livrer à leur propre sort …ou à la science…abandonnés ils ne sont rien pour personne, les groupes pharmaceutiques peuvent, sous couverts de l’administration, s’essayer à des essais, prendre ces enfants comme cobayes au risque de leur inoculer des maladies. L’argent est maître de toutes actions, le bien et le mal dans ces cas là n’existe plus.

Arnaldur Indridason rend ses personnages attachants , la lecture est fluide et agréable. Dans ce premier opus le talent de celui-ci est indéniable même si la fin n’est pas à la hauteur et m’a prise de cours. Les prochains sont plus aboutis et le coté SF n’apparait plus. Amateur de polar islandais vous avez le « maitre ».

Merci aux éditions Points pour cette réception

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