Comme un seul Homme Daniel Magariel editions Fayard septembre 2018

Auteur : Daniel Magariel , Américain né à Kansas City diplômé de l’Université de Columbia et de l’Université de Syracuse, où il a  étudié la littérature.

« Comme un seul homme » (One of the Boys, 2017) est son premier roman.

 

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Histoire : Le combat fut âpre. Mais, ensemble, le narrateur, un garçon de douze ans, son frère aîné et leur père ont gagné la guerre c’est ainsi que le père désigne la procédure de divorce et la lutte féroce pour la garde de ses fils. Ensemble, ils prennent la route, quittant le Kansas pour Albuquerque, et un nouveau départ. Unis, libres, conquérants, filant vers le Nouveau-Mexique, terre promise, ils dessinent les contours de leur vie à trois.
Les garçons vont à l’école, jouent dans l’équipe de basket, se font des amis, tandis que leur père vaque à ses affaires dans leur appartement de la banlieue d’Albuquerque. Et fume, de plus en plus des cigares bon marché, pour couvrir d’autres odeurs. Bientôt, ce sont les nuits sans sommeil, les apparitions spectrales d’un père brumeux, les visites nocturnes de types louches. Les garçons observent la métamorphose de leur père, au comportement chaque jour plus erratique et violent. Livrés à eux-mêmes, ils n’ont d’autre choix que d’endosser de lourdes responsabilités pour contrer la défection de leurs parents, et de faire front face à ce père autrefois adulé désormais méconnaissable, et terriblement dangereux.

C’est ton frère pour la vie , tu es sa dernière ligne de défense

Mon ressenti : Une couverture qui prend tout son sens à la lecture de ce roman, 2 silhouettes frêles écrasées par l’emprise d’un homme.
Dès les premières pages nous sommes dans le vif du sujet, la violence grandissante au fil du livre, une violence morale, une violence physique. Une famille éclatée, une mère résignée, dépassée, un père tyrannique, un manipulateur adulé par ses deux fils. Un père démoniaque qui se sert de l’amour de ses garçons pour avoir la garde exclusive et déchoir de ses droits la mère, « l’amalécite ». Un père qui quitte le Kansas pour Albuquerque. Deux garçons déracinés, à l’enfance détruite par un père alcoolique, drogué, violent. Un père qui « oublie » de subvenir aux besoins matériels de ses fils, qui oublie de les aimer, un père en manque, en proie à des hallucinations, à la paranoïa. Deux enfants arrachés à l’insouciance qui doivent vivre, survivre et ne compter que sur eux, deux frères unis qui se serrent les coudes, pour s’offrir des « bulles » de plaisir, pour ne pas sombrer, toujours soudés pour échapper à l’emprise toxique de cet homme brutal qu’ils aiment malgré tout. Un tyran qui veut diviser pour mieux régner mais l’amour fraternel reste plus fort
Un livre poignant, émouvant, une enfance fracassée, des rêves anéantis, une descente aux enfers pour deux êtres innocents, une écriture sans fioritures, des phrases courtes, percutantes, une montée dans la violence qui annonce une fin pressentie….Et si tout avais été différent…
Un coup de cœur pour ce livre si réaliste…

 

Merci aux Editions Fayard.

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citations :

Je renonçais à lui…je me sentais euphorique à l’idée qu’on s’enfuie, qu’on ne revienne plus jamais

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. lebouquinivre dit :

    C’est le genre de livre que j’affectionne particulièrement… la violence, notamment de cette manière me retourne complètement

    Aimé par 1 personne

    1. Moi aussi, mais tu vois qu’en même temps les enfants ne peuvent le haïr

      Aimé par 1 personne

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