LA PRUNELLE DE SES YEUX Ingrid DESJOURS @editionspocket 10/2017

Ingrid DESJOURS : auteure Française née en 1976. Ingrid Desjours est psychologue spécialisée en psychocriminologie et écrivain

Après quelques années de pratique en Belgique, auprès de criminels sexuels, elle décide d’exercer dans divers pays d’Europe, les fonctions de formatrice, responsable de communication et consultante en management…

En 2007, elle se retire en Irlande pour écrire son premier thriller. Depuis, elle se consacre entièrement à l’écriture de romans et de scénarios pour des séries télévisées.

« Écho » (2009),

« Potens » (2010)

« Sa vie dans les yeux d’une poupée » (2013)

« tout pour plaire «  2014

« les fauves » 2015

« la prunelle de ses yeux » 2016

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Ingrid Desjours publie également des sagas fantastiques chez Robert Laffont sous le pseudonyme Myra Eljundir : la trilogie « Kaleb » et la future trilogie « Après nous », dont le premier tome est paru fin 2015.

HISTOIRE : Gabriel est un père meurtri depuis la mort atroce de son fils, de 17 ans,Victor  à qui la vie souriait. Victor avait intégré la prestigieuse école « METIS », une de celle qui forme nos futurs énarques , dirigeants publics ou privés de notre Société. Une fierté pour Gabriel, ce père si lumineux, représentant l’autorité, occupant l’espace par sa prestance, écrasant inconsciemment la personnalité de son fils, un père qui le voyait à son image et qui finalement le connaissait peu.

Victor c’était le pourfendeur des opprimés, des castes. Il exécrait ces fils à papa qu’il côtoyait chaque jour. Ces personnes que l’argent rendait arrogant, intouchable. Métis pour Victor n’était qu’un faire-valoir , il n’était pas là pour le prestige, il était là pour dénoncer. Il y a rencontré la mort. Une mort qui accusait Maya son amie, Maya qui a disparu. Gabriel depuis la mort de son fils est atteint d’une « cécité de conversion ». C’est physiologique rien ne l’explique tout fonctionne mais il est aveugle. Il a soif de vengeance, et  part à la recherche du meurtrier de son fils…….

**************************************************************************************************************************************************************************Ingrid Desjours nous raconte deux histoires , une en 2003, celle de Victor, ce jeune garçon de 17 ans intelligent lumineux qui venait d’intégrer la prestigieuse école Métis. Et en 2016 peu de temps avant l’élection présidentielle, avec la montée de l’extrémisme,.

« Noublies pas fils , l’homme est un loup pour l’homme. Tu dois supplanter la meute »

Ingrid Desjours dans son roman dénonce un fait sociétal , les grandes écoles , les bizutages ,les débordements qui font l’actualité chaque année. Pour ID les grandes écoles sont un outil de reproduction sociale qui crée une micro-élite, qui se serre les coudes à la tête des grandes entreprises et ne s’ouvre pas aux talents extérieurs, ni ne se remet en cause. Une certaine endogamie règne au sein de ces écoles. A chaque début de chapitre ID nous assène de recherches scientifiqueS sur la résignation , une résignation qui met à jour les déviances les plus atroces.

Une violence pernicieuse règne au sein de Métis, ou les dominants demandent soumission, fidélité, obéissance aux plus faibles. Des dominés opprimés qui n’osent se rebeller de peur de subir les brimades , les déchaînements des  sévices dont on ne se relève pas . Une brutalité qui fracasse dans tous les sens du terme. La pression des parents qui détruit, au nom de la caste, leur progéniture car il est impossible d’imaginer l’échec, une dominance qui peut être dévastatrice et créer des monstres.

La prunelle de ses yeux c’est à la fois la douleur, la vengeance et l’amour. L’histoire nous explose en pleine face, un vent de violence nous balaie, la tristesse nous empoigne. Comment ne pas avoir de l’empathie pour Gabriel ce père blessé dans sa chair? Comment ne pas hurler, crier,  chercher à se venger quand son enfant est assassiné? Le livre est addictif, les pages s’enchaînent à la recherche de la vérité , une vérité que l’on croyait limpide mais qui se révèle beaucoup plus complexe et tordue. Nous ressentons l’émotion, la douleur à fleur de peau, la cécité de conversion de Gabriel décuple ce sentiment. L’émotion est prenante nous serre la gorge, l’alternance entre le présent et le passé nous angoisse, nous déroule la monstruosité de l’histoire et enfin nous comprenons que les sentiments ne doivent jamais rester enfouis, qu’il est une évidence de se dire je t’aime, ne jamais laisser l’incompréhension s’installer entre deux êtres, entre un père et son fils…

Juste un petit bémol, la fin ne m’a pas plu…

 

« Je souffre de ce que l’on appelle une cécité de conversion. Mes yeux vont bien tout est physiologiquement normal, sauf que mon cerveau a décrété que j’étais aveugle alors je le suis »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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A propos https://evasionpolar.wordpress.com

lectrice compulsive de polars et plus si affinités auteurs : Thilliez, Norek, Minier, Tackian, Adler-Olsen, Kepler, Indriadson,
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4 commentaires pour LA PRUNELLE DE SES YEUX Ingrid DESJOURS @editionspocket 10/2017

  1. stelphique dit :

    C’est drôle, c’est cette citation du loup, qui m’a fait rappeler que j’ai lu ce livre…Je ne me souviens plus trop de cette fin (et c’est dommage que ça t’ai fait cet effet là) , mais je garde un bon souvenir de cette lecture 😉

    Aimé par 1 personne

  2. il faut absolument que je découvre cette auteure! Ca me fait tellement envie… @elodieuniverse

    Aimé par 1 personne

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