Le Message, Andrée CHEDID

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Andrée CHEDID est une femme de lettres, une poétesse. Née en 1920 au Caire , décédée à Paris en 2011. Elle est la mère du chanteur Louis Chédid et de la peintre Michèle Chédid-Koltzet la grand mère de Matthieu Chédid, à qui elle a donné le gout des mots.

LE MESSAGE

#FLAMMARION

Histoire : Dans un pays en guerre, une jeune femme Marie s’effondre touchée par une balle alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre step, leurs retrouvailles devaient sceller leur amour partagé. Luttant contre la mort la jeune femme ne désire qu’une chose transmettre son message à Steph pour lui dire qu’elle l’aime.

Mon ressenti : André Chédid raconte l’agonie de Marie et scande l’absurdité de la guerre qui fait « gémir les corps » et sépare les amants. Dès le début nous savons l’issue tragique, on court, vole, on s’effondre, on respire difficilement… Nous sommes dans l’urgence, Marie s’éteint, une seule chose importe : que Steph sache qu’elle l’aime. L’émotion des sentiments est intense, le roman  tragique raisonne encore aujourd’hui. Marie représente toutes les victimes des guerres. L’histoire n’est qu’un éternel recommencement. Comment ne pas être pessimiste? L’homme, avide  de pouvoir, ou au nom d’un Dieu oublie l’horreur des guerres passées. Comment croire encore à l’humanité?

Andrée Chédid emploie des mots simples, écrit des chapitres courts, nerveux sans fioriture sauf pour parler d’amour, la poétesse nous livre une course contre la montre perdue par la vie et non par l’amour. Elle se veut optimiste et croit encore en l’amour de lautre, l’amour qui résiste malgré la mort dans les yeux baignés de larmes de Steph.

Un livre beau et pur.

Citations: « Le sol l’aimante tout entier vers une chute inexorable un puits sans fin. »

« Sur cette parcelle du  vaste monde, sur ce minuscule îlot de bitume, sur cette scène se joue une fois de plus une fois de trop, le théatre barbare de nos haines de nos combats »

 

L’espérance 

j’ai ancré l’espérance

aux racines de la vie

 

Face aux ténèbres

j’ai dressé des clartés

planté des flambeaux

à la lisière de la nuit.

 

Des clartés qui persistent

des flambeaux qui se glissent

entre ombres et barbaries.

 

Des clartés qui renaissent

des flambeaux qui se dressent

sans jamais dépérir.

 

J’enracine l’espérance

dans le terreau du coeur

j’adopte toute l’espérance

en son esprit frondeur.

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A propos https://evasionpolar.wordpress.com

lectrice compulsive de polars et plus si affinités auteurs : Thilliez, Norek, Minier, Tackian, Adler-Olsen, Kepler, Indriadson,
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