Le Club des pendus @tonyparsonsuk @editionsdelamartiniere 3ème opus pour Max Wolfe détective de la MET, police londonienne. Ses valeurs : PROFESSIONNALISME -INTÉGRITÉ -COURAGE – COMPASSION Dans un Londres caniculaire, plus que jamais le bien et le mal se confondent et la conscience de Max Wolfe le tourmente mais un crime reste un crime même pour punir un meurtrier « la loi doit protéger tout le monde » un précepte que Max a en lui. Mais cette morale est difficile à tenir face à l’horreur, l’insoutenable. Max Wolfe est un homme comme les autres avec ses failles, ses interrogations de père célibataire, ses préceptes de la loi. Dans ce troisième livre nous sommes confrontés à la peine de mort, à sa légitimité. Un club de vengeurs masqués fait sa loi en exécutant des criminels passés à travers les mailles de la justice. Ces exécutions sont mises en scène et sont diffusées sur YouTube et autres réseaux sociaux. « savez vous pourquoi vous vous retrouvez sur ce lieu d’exécution ? Scandent les justiciers. Et internet s’affole, des millions de britanniques considèrent ces justiciers comme des héros. Effet des dérives d’internet?! Leur choix d’exécution par pendaison se réfère au célèbre bourreau anglais Albert Pierrepoint qui oeuvrait place Tyburn en plein centre de Londres. La mort par pendaison est tout simplement atroce, l’agonie est longue et horrible et Parsons nous la décrit avec minutie, froideur et nous prend en otages, nous devenons complices des justiciers, ces derniers nous deviennent presque légitimites. Ils ne tuent que des meurtriers! ! Comment ne pas être révolté lorsque les criminels sont remis en liberté parce que la justice a ses limites ? Qui ne penserait pas à se venger si cela lui arrivait?? Parsons nous pousse dans nos retranchements les plus noirs et les plus abjects, car même si « la peine capitale n’apporte rien de plus que la vengeance, quel mal y a t il à se venger » ? Le fil est mince entre le bien et le mal et la vengeance même amère peut-être salvatrice. A chacun sa conscience… « Certaines choses sont dues au hasard, certaines choses celles qui blessent le plus n’ont absolument aucune signification. Elles n’ont aucun sens et n’en auront jamais aucun. »

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Tony Parsons est un auteur anglais, que j’ai découvert avec ses romans « des garçons bien élevés » puis « des anges sans visage » . Son personnage récurrent est Max Wolfe policier de la MET londonienne.

Dans ce 3ème opus une grave question subsiste : la peine capitale doit elle être remis au gout du jour? effet pervers et malsain mais qui est-on pour juger? quand on a perdu un être cher quand celui ci a été lâchement assassiné, et que le meurtrier s’en sort grâce aux affres et limites de la justice?  N’est il pas légitime de penser tuer le meurtrier? Mais entre le penser et passer à l’acte, un gouffre subsiste, mais certains parce qu’ils n’ont plus rien à perdre, franchisse cette barrière.

« des meurtriers ne peuvent être des héros »

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A propos https://evasionpolar.wordpress.com

lectrice compulsive de polars et plus si affinités auteurs : Thilliez, Norek, Minier, Tackian, Adler-Olsen, Kepler, Indriadson,
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3 commentaires pour Le Club des pendus @tonyparsonsuk @editionsdelamartiniere 3ème opus pour Max Wolfe détective de la MET, police londonienne. Ses valeurs : PROFESSIONNALISME -INTÉGRITÉ -COURAGE – COMPASSION Dans un Londres caniculaire, plus que jamais le bien et le mal se confondent et la conscience de Max Wolfe le tourmente mais un crime reste un crime même pour punir un meurtrier « la loi doit protéger tout le monde » un précepte que Max a en lui. Mais cette morale est difficile à tenir face à l’horreur, l’insoutenable. Max Wolfe est un homme comme les autres avec ses failles, ses interrogations de père célibataire, ses préceptes de la loi. Dans ce troisième livre nous sommes confrontés à la peine de mort, à sa légitimité. Un club de vengeurs masqués fait sa loi en exécutant des criminels passés à travers les mailles de la justice. Ces exécutions sont mises en scène et sont diffusées sur YouTube et autres réseaux sociaux. « savez vous pourquoi vous vous retrouvez sur ce lieu d’exécution ? Scandent les justiciers. Et internet s’affole, des millions de britanniques considèrent ces justiciers comme des héros. Effet des dérives d’internet?! Leur choix d’exécution par pendaison se réfère au célèbre bourreau anglais Albert Pierrepoint qui oeuvrait place Tyburn en plein centre de Londres. La mort par pendaison est tout simplement atroce, l’agonie est longue et horrible et Parsons nous la décrit avec minutie, froideur et nous prend en otages, nous devenons complices des justiciers, ces derniers nous deviennent presque légitimites. Ils ne tuent que des meurtriers! ! Comment ne pas être révolté lorsque les criminels sont remis en liberté parce que la justice a ses limites ? Qui ne penserait pas à se venger si cela lui arrivait?? Parsons nous pousse dans nos retranchements les plus noirs et les plus abjects, car même si « la peine capitale n’apporte rien de plus que la vengeance, quel mal y a t il à se venger » ? Le fil est mince entre le bien et le mal et la vengeance même amère peut-être salvatrice. A chacun sa conscience… « Certaines choses sont dues au hasard, certaines choses celles qui blessent le plus n’ont absolument aucune signification. Elles n’ont aucun sens et n’en auront jamais aucun. »

  1. stelphique dit :

    Super chronique ma belle, et un auteur que je mets de suite en wish!!!!!;)

    J'aime

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